Aller au contenu principal

Ukraine : Zelensky visite Koupiansk à 500 mètres du front pour démentir les annonces russes de victoire en décembre

Koupiansk, ville-clé de l’est de l’Ukraine, est au cœur d’une bataille aux enjeux décisifs. Après des semaines de combats acharnés et de revendications russes contestées, les forces ukrainiennes ont repris l’initiative en décembre 2025 grâce à une manœuvre d’infiltration audacieuse. L’Oskil reste le pivot de tout.

Vue aérienne d’un pont détruit traversant une large rivière boueuse, dans un paysage gris et désertique d’Europe de l’Est.
Sous un ciel lourd et uniforme, un pont effondré coupe une large rivière au cœur d’un décor marqué par la désolation. Une image saisissante qui évoque la rupture, l’attente et la tension d’une zone proche du front. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Un nœud ferroviaire et routier stratégique que Moscou convoite pour ouvrir la route vers Louhansk depuis fin 2024

Koupiansk occupe une position singulière dans la guerre d’Ukraine. Nichée dans l’oblast de Kharkiv, elle commande un carrefour ferroviaire vital sur l’axe Kharkiv-Louhansk. Dès la fin de 2024, cette ville de 55 000 habitants est devenue une priorité opérationnelle pour Moscou.

En contrôlant cette ville, la Russie entend ouvrir de nouveaux couloirs de manœuvre le long de l’Oskil. Cela renforcerait sa pression sur l’est de l’Ukraine et améliorerait sa continuité logistique vers des positions clés. L’enjeu dépasse de ce fait largement les seules limites de la ville.

Russie annonce la prise de Koupiansk en novembre 2025, mais les faits sur le terrain racontent autre chose

Le 20 novembre 2025, Moscou annonce officiellement la prise totale de Koupiansk. Son chef d’état-major Guérassimov transmet la nouvelle à Poutine en personne. Cette revendication, formulée en grande pompe, marque une étape symbolique pour le Kremlin lors des négociations de paix.

Pourtant, des sources russes proches du régime contestent aussitôt cette version. Des blogueurs militaires évoquent la présence d’une quarantaine de soldats seulement dans la ville. Cette déclaration ressemble davantage à une opération d’information qu’à un contrôle militaire durable.

En réalité, les forces russes franchissent l’Oskil fin novembre 2024, établissant plusieurs têtes de pont sur la rive ouest. Ces positions restent toutefois vulnérables et de taille réduite. Ravitailler et tenir un passage sous les feux ukrainiens constitue un défi logistique permanent.

En décembre 2025, Kyiv reprend le centre-ville par les égouts et fait mentir les proclamations russes

Les 11 et 12 décembre 2025, les forces ukrainiennes lancent une opération d’infiltration audacieuse. Elles empruntent les réseaux souterrains de canalisations pour pénétrer sans être détectées. Cette tactique, déjà utilisée par les Russes quelques semaines auparavant, leur permet de reprendre le centre-ville.

Zelensky se rend personnellement à Koupiansk le 12 décembre, à 500 mètres des positions russes. Sa présence contredit directement les proclamations de Poutine, qui affirmait tenir toute la ville. Par ailleurs, les forces ukrainiennes coupent les routes d’approvisionnement des groupes russes encerclés.

Drones, guerre électronique et brouillage : pourquoi l’Oskil reste un obstacle que Moscou ne peut pas franchir

La rivière Oskil n’est pas seulement une barrière physique. Elle amplifie la vulnérabilité des forces sous les drones FPV ukrainiens. Traverser ce fleuve sous les feux ennemis exige des moyens de pontage solides et du temps.

Pour contrer cet avantage, Moscou déploie des systèmes de brouillage des communications et protège ses travaux de franchissement. Ces dispositifs n’éliminent toutefois pas totalement la menace des drones ukrainiens. Certains appareils résistent mieux aux contre-mesures électroniques, maintenant une pression constante sur les concentrations russes.

Début 2026, la situation se stabilise provisoirement autour de Koupiansk. Les forces russes encerclées dans la ville comptaient moins de 70 soldats selon les données ukrainiennes de janvier. L’Oskil continue donc de freiner toute progression durable, transformant chaque avance en effort coûteux sans ancrage.

Par Eric Rafidiarimanana, le

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *