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C’est une nouvelle des plus surprenantes, voire choquantes. En effet, l’application TikTok a avoué avoir censuré plusieurs contenus et hashtags LGBT+ sur sa plateforme dans plusieurs pays du monde. Des contenus au sujet du mouvement Black Lives Matter aux États-Unis ou des Ouïghours en Chine ont également été restreints.

Des contenus LGBT+ censurés

Dans un rapport publié le 8 septembre dernier, Australian Strategic Policy Institute, groupe de réflexion australien, a annoncé que TikTok a censuré divers contenus sur des sujets à la fois politiques et sociaux. Un acte qui a fortement et durement touché de nombreux utilisateurs et utilisatrices à travers le monde. Ainsi, les hashtags “lesbienne”, “gay” ou encore “transgenre” ont été censurés dans plusieurs langues : russe, estonien, arabe et bosniaque. Les hashtags “Je suis gay” et “Je suis lesbienne” ont de surcroît été restreints en russe et “transition” en arabe. Par ailleurs, le groupe australien nous apprend que des informations au sujet du mouvement Black Lives Matter aux États-Unis et des Ouïghours en Chine ont également été censurées.

« Une conclusion clé : les hashtags liés aux sujets LGBTQ+ sont supprimés sur la plateforme dans au moins 8 langues. Par exemple : lorsque des utilisateurs russophones – citoyens et non-citoyens – recherchent dans l’application #гей(#Gay), ils se retrouvent avec une page de résultats de recherche de hashtag totalement vide », a rapporté Fergus Ryan, analyste ayant travaillé sur ce rapport.

Pour effectuer cette censure, TikTok a eu recours au “shadow ban”. Il s’agit d’une “restriction furtive” de plusieurs contenus qui est faite de telle sorte qu’une utilisatrice ou qu’un utilisateur ne soit pas conscient(e) qu’elle ou il est censuré(e). “La plupart de ces hashtags sont classés dans le code de TikTok de la même manière que les groupes terroristes, les substances illicites et les jurons sont traités sur la plateforme. Les utilisateurs de TikTok qui publient des vidéos avec ces hashtags ont l’impression que leurs publications sont tout aussi consultables que les publications d’autres utilisateurs, mais en fait elles ne le sont pas. En pratique, la plupart de ces hashtags sont classés dans le code de TikTok de la même manière que les groupes terroristes, les substances illicites et les jurons sont traités sur la plateforme. À certaines occasions, les hashtags sont classés comme inexistants, alors qu’ils sont en fait tagués sur des vidéos sur la plate-forme”, détaille le rapport.

La plateforme est profondément attachée à l’inclusivité et nie toute censure”

La plateforme est profondément attachée à l’inclusivité et nie toute censure”, a rapporté Star Observer, porte-parole de TikTok. La plateforme s’est à son tour justifiée en disant que “certains termes ont été partiellement restreints parce qu’ils étaient principalement utilisés lors de la recherche de contenu pornographique. D’autres termes en anglais et en arabe ont été mal modérés. Nous procédons actuellement à un examen des termes qui ont été modérés par erreur et chercherons des moyens d’améliorer nos processus afin d’éviter des problèmes similaires à l’avenir.”

« De plus, nous voulons être parfaitement clairs sur le fait que TikTok soutient fermement nos créateurs LGBTQ à travers le monde et nous sommes fiers que le contenu LGBTQ figure parmi les catégories les plus populaires de la plate-forme avec des milliards de vues », a finalement conclu le porte-parole de la plateforme.

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