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La pandémie de coronavirus a provoqué une crise à la fois sanitaire et économique d’ampleur exceptionnelle dans la majeure partie des pays du monde. Aux États-Unis elle a été particulièrement foudroyante : en seulement deux mois, 33 millions d’emplois ont été supprimés. Le taux de chômage n’a donc jamais été aussi important dans le pays depuis la Grande Dépression des années 1930.

“L’emploi a fortement chuté dans tous les principaux secteurs”

En seulement deux mois, la crise sanitaire et économique du coronavirus a provoqué une augmentation exceptionnelle du taux de chômage aux États-Unis, comme cela n’avait plus été le cas depuis la Grande Dépression de 1930. 20,5 millions d’emplois ont été supprimés rien qu’au mois d’avril. Ainsi, l’économie américaine n’avait alors jusqu’à présent jamais supprimé autant d’emplois en si peu de temps.

Par ailleurs, de seulement 3,5 % au mois de février, le taux de chômage a désormais atteint les 14,7 %, soit son niveau le plus élevé depuis le mois de juin 1940. Lors de la Grande Récession de 2009, il était alors de 10,1 %.

L’emploi a fortement chuté dans tous les principaux secteurs, avec des pertes particulièrement importantes dans les loisirs et l’hôtellerie”, a rapporté le département du travail le vendredi 8 mai dernier dans un communiqué. Les États-Unis comptent désormais 23,1 millions de personnes sans emploi, contre 15,9 millions avant la crise du Covid-19. De plus, 10,9 millions exercent à présent leur profession à temps partiel. Des “chiffres sans surprise qui étaient attendus”, a également expliqué le président américain Donald Trump à Fox News.

Des millions de chômeurs

A partir du milieu du mois de mars, l’économie du pays s’est brutalement arrêtée. Une telle situation a donc fait perdre à 33,5 millions de personnes leur emploi. Néanmoins, au mois d’avril, le taux de chômage n’était que de 4,4 %, la situation n’étant calculée qu’au douzième jour de chaque mois, soit bien avant l’application des mesures de confinement progressivement imposées à travers le pays lors de la deuxième moitié du mois de mars.

Depuis maintenant sept semaines, les Américains s’inscrivent par millions au chômage, contre 200 000 à 250 000 par mois avant la pandémie. Entre le 26 avril et le 2 mai, 3 millions de nouveaux chômeurs ont été déclarés, comme l’a rapporté le département du travail. Le taux le plus fort a été relevé à la fin du mois de mars avec 6,8 nouveaux chômeurs en seulement une semaine.

Un nombre record d’indemnisations

Afin de surmonter cette situation, l’administration Trump et le Congrès ont alors décidé de verser jusqu’à 669 milliards de dollars d’indemnisations aux petites et moyennes entreprises. Les droits au chômage ont de surcroît été rallongés de manière temporaire aux individus ne pouvant pas y prétendre auparavant, tels que les travailleurs indépendants.

La dernière semaine du mois d’avril, 22,6 millions de citoyens étaient donc indemnisés, contre 1,7 million avant le début de la crise. Par ailleurs, le produit intérieur brut (PIB) du pays a diminué de 4,8 % au premier trimestre 2020, soit une baisse des plus importantes depuis 2008.

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