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Martin Scorsese est inquiet pour l’avenir du cinéma. Le réalisateur américain affirme que le 7e art est « relégué au second plan et dévalorisé » depuis le confinement. Cette pensée l’inquiète et il explique pourquoi lors de la présentation virtuelle au Festival international du film de Toronto.

Qu’en est-il du futur du cinéma ?

Le réalisateur américain s’inquiète désormais que le 7e art soit « relégué au second plan et dévalorisé » depuis le confinement. En effet, cette période si particulière a rendu encore plus populaires les plateformes de streaming et les catalogues de plus en plus fournis de ces dernières.

Le réalisateur justifie son inquiétude : « Parce que dans la presse et la culture populaire, il est malheureusement de plus en plus fréquent de voir le cinéma relégué au second plan et dévalorisé, se retrouvant classé dans une catégorie qui ressemble à un petit plat réconfortant. » Pourtant, pour lui, « cette forme d’art remarquable a toujours été et sera toujours beaucoup plus qu’une distraction. Le cinéma, à son meilleur niveau, est une source d’émerveillement et d’inspiration. »

Scorsese habitué aux polémiques

Il essaye toutefois de voir le bon côté des choses : « Le fait que les festivals de cinéma continuent d’avoir lieu – improvisent, s’adaptent, font en sorte que tout fonctionne d’une façon ou d’une autre – est très émouvant pour moi. » En effet, aux États-Unis, de nombreuses salles de cinéma sont encore fermées à cause de la pandémie et du manque de public.

Ce n’est pas la seule inquiétude pour le réalisateur américain : Scorsese est préoccupé pour le futur du cinéma. Il a fait de nombreuses fois polémique pour avoir pointé du doigt les personnes qui regardent des oeuvres filmiques sur leur petit écran de téléphone. Mais également au sujet des films Marvel dans une tribune du New York Times. Il a affirmé que ces films ne sont « pas du cinéma », mais s’apparentent à un « parc d’attractions » car ils sont « dépourvus de quelque chose qui est essentiel au cinéma : la vision individuelle d’un artiste ». De plus, les blockbusters Marvel éclipsent le cinéma d’auteur, cher à Scorsese.

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