Enfin ! San Francisco interdit la vente de chiots et de chatons non issus de refuges

San Fransisco vient de franchir un pas en avant dans la lutte pour les droits et la protection des animaux. La ville a interdit le commerce de chiens et chats de moins de 8 semaines ne provenant pas de refuges ou d’organisations dédiés. Une petite victoire visant à terme à stopper le commerce d’animaux dans les animaleries.

En quoi consiste cette interdiction ?

A San Francisco, il est désormais interdit pour quiconque de vendre des chiots et des chatons âgés de moins de 8 semaines (délai qui correspond à la période de sevrage des animaux). Cependant, le point le plus important est qu’il est interdit de vendre ces animaux s’ils ne proviennent pas de refuges ou d’organismes de défense.

 

Pourquoi a-t-elle été mise en application ?

L’interdiction en question a été demandée par les associations de défense des animaux elles-même. Leur objectif en la soumettant à la ville est simple : mettre fin aux élevages industriels qui font que chaque année, des centaines de chats et de chiens arrivent dans les animaleries. Le but est aussi de promouvoir l’adoption des animaux présents dans les refuges ou de ceux abandonnés errant dans les rues de la ville.

 

Une mesure visant à rappeler qu’un animal n’est pas une marchandise

« La cupidité des magasins d’animaux alimente l’industrie cruelle de l’élevage commercial »

Le fait que San Francisco vote cette interdiction est une victoire pour les associations de défense des animaux.. Mimi Bekhechi, militante de l’association PETA, voit dans cette interdiction la reconnaissance des animaux en tant qu’êtres vivants, pas comme des marchandises. Selon elle, les élevages maintiennent « des chiennes et des chattes prisonnières à l’intérieur de cages sales et dont la seule vocation est de jeter des portées de chiots et de chatons qui leur sont retirés et transportés à des centaines de kilomètres ».

 

San Francisco est-elle la première à prendre de telles mesures ?

Si San Francisco est une ville importante, elle n’est pas la première aux États-Unis à avoir mis en place un projet pour assurer le bien-être et la protection des animaux de compagnie. Los Angeles, San Diego ou encore Chicago ont elles aussi voté des interdictions similaires pour que les animaux puissent vivre correctement mais aussi pour que chaque animal ait une chance de trouver plus facilement un foyer.

 

Et en France ? 

Pour l’heure en France, aucune mesure similaire ne semble avoir été mise en place. Les élevages, les animaleries et même les particuliers peuvent continuer de vendre des animaux à condition de déclarer les animaux vendus. Seule exception à cette règle : si les animaux sont donnés, aucune démarche n’est nécessaire.

 


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