10 ans après leur massacre, les rhinocéros noirs sont de retour au Rwanda

Situé à la frontière avec la Tanzanie, le parc national rwandais Akagera se prépare à accueillir à nouveau des rhinocéros, 10 ans après leur extermination par le braconnage.

Une belle initiative

Le parc d’Akagera (du nom de la rivière la plus proche), au Rwanda, accueille chaque année 36 000 visiteurs, qui ne pouvaient pas y admirer le rhinocéros, victime du braconnage intensif. L’initiative consiste à réintroduire 20 rhinocéros noirs dans le parc national depuis l’Afrique du Sud, en les transportant par bateau.

C’est la deuxième grande réintroduction d’espèce en danger menée par le parc. En juillet 2015, c’est le lion qui avait retrouvé sa place, après avoir été décimé en 1994, à cause du génocide que subissait le Rwanda. La population a en effet fui les massacres vers le parc et éliminé les derniers lions afin de préserver leur propre sécurité et leurs réserves de nourriture.

Un braconnage sans pitié

D’après l’International Union for Conservation of Nature (IUCN), le rhinocéros noir fait partie des espèces en danger. Si, dans les années 1970, plus de 50 individus s’épanouissaient encore dans le parc Akagera, le braconnage eut raison d’eux et le dernier rhinocéros fut observé en 2007.

Gérant des parcs africains, Peter Fearnhead explique : « Les rhinocéros comptent parmi les symboles de l’Afrique, mais ils sont dangereusement menacés et leur espèce est en train de décliner sur tout le continent à cause du marché de cornes de rhinocéros, aussi lucratif qu’illégal. ». A travers le monde, on dénombre aujourd’hui moins de 5 000 individus…

Des mesures de sécurité pour garantir la survie des rhinocéros

Face à la menace du braconnage, le parc Akagera a donc pris des mesures. Depuis 2010, grâce à l’aide financière du fils du millionnaire Warren Buffet et sa fondation, tout a pu être fait pour préparer l’arrivée de ces rhinocéros noirs : unité canine anti-braconnage, surveillance aérienne par hélicoptère, équipe de protection… Chef exécutif au Rwanda Development Board, Claire Amanzaki affirme : « Nous sommes parfaitement prêts à recevoir les rhinocéros et à assurer leur sécurité, au profit de notre industrie touristique et des animaux en liberté. » Les visiteurs pourront en effet à nouveau admirer dans le parc national le Big-5 de l’Afrique : lion, éléphant, rhinocéros, léopard et buffle.


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