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Le renard nain de Cozumel : l’un des canidés les plus rares au monde photographié pour la 1ère fois

Ses dernières observations remontaient à près de deux décennies

— © Rafael Chacón / Neotropical Biology and Conservation 2026

Située au large de la péninsule mexicaine du Yucatan, l’île de Cozumel abrite de nombreux vestiges mayas et une faune unique. Longtemps supposé éteint, un insaisissable renard nain y a récemment été photographié.

Renard de poche

On doit les tout premiers clichés de ce représentéant du genre Urocyon à Rafael Chacón, directeur de la Fondation des Parcs et Musées de Cozumel. Au matin du 14 septembre 2023, les signalements d’un animal désorienté, errant près d’une route longeant la côte est de l’île, ont commencé à affluer.

Muni de son appareil photo, l’homme s’est rendu dans la zone et a photographié un renard mâle adulte qui a ensuite été recueilli. Après plusieurs jours d’observation, le canidé sauvage a été relâché dans un environnement plus propice.

Endémique de Cozumel, le renard nain est réputé pour son extrême discrétion. Jusqu’à présent, les preuves de son existence se résumaient à une poignée de témoignages remontant au début des années 2000, et des restes semi-fossilisés trouvés sur différents sites archéologiques de l’île.

Exemple parlant de nanisme insulaire, il se révèle 20 à 40 % plus petit que son plus proche parent continental, le renard gris (Urocyon cinereoargenteus). Une telle trajectoire suggère que ce canidé de poche, que l’on pense par ailleurs au bord de l’extinction, y vit isolé depuis au moins cinq millénaires.

— © Rafael Chacón / Neotropical Biology and Conservation 2026

Une faune unique et menacée

Parmi les animaux uniques trouvées à Cozumel, figurent deux autres mammifères carnivores nains : le raton laveur pygmée (Procyon pygmaeus) ainsi que le coati nain (Nasua nelsoni).

Pour les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Neotropical Biology and Conservation, la récente redécouverte de son renard nain souligne l’importance de mesures de conservation drastiques pour assurer leur pérennité.

« Sa redécouverte s’apparente essentiellement à une seconde chance », estime Travis Bayer, de l’organisation Pathos Wildlife. « De tels travaux contribuent également à approfondir notre compréhension des écosystèmes de Cozumel. »

Plus tôt cette année, c’est une alouette africaine qui s’était faite tirer le portrait pour la première fois par un duo français.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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