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Portée disparue depuis près d’un siècle, l’alouette rousse enfin photographiée par un duo français

Il s'agit des premiers clichés de cette espèce

Espèce mal connue, l’alouette rousse s’est récemment faite tirer le portrait par deux passionnés français d’ornithologie. Il s’agit des premières photographies de l’espèce dans la nature, ainsi que ses premières observations confirmées depuis 94 ans.

Calendulauda rufa montre enfin le bout de son bec

Petit oiseau à la robe beige tachetée de brun, Calendulauda rufa était historiquement connue pour évoluer au Niger, au Tchad et au Soudan. Si, au cours des dernières décennies, plusieurs rapports ont suggéré sa présence dans ces parties du continent africain, les plus récentes preuves avérées se résumaient à une poignée de spécimens collectés par le naturaliste américain George Latimer Bates en 1931.

Se rendant régulièrement au Tchad pour y étudier des espèces d’oiseaux aquatiques, Pierre Defos du Rau et Julien Birard ont récemment eu l’opportunité de photographier, de près, l’insaisissable volatile, mesurant une quinzaine de centimètres de long pour un poids de 30 grammes.

Après une dizaine de jours passés à baguer des canards au lac Fitri, dans le centre-sud du pays, le duo se trouvait le 2 février dernier dans une zone où un couple des moineaux du Kordofan était présent. Le temps de déployer son matériel photographique, ceux-ci s’étaient envolés, mais la fameuse alouette a ensuite été repérée.

Des comparaisons minutieuses de ses clichés à ceux de ses proches parents ont permis d’établir qu’il s’agissait bien de C. rufa, en faisant les premières images confirmées connues de cette espèce, qui a été à nouveau vue le 15 février.

Une préoccupation mineure pour l’IUCN

Bien qu’il s’agisse des premières observations solides de l’alouette rousse depuis un peu moins d’un siècle, l’oiseau n’avait jamais été classé comme éteint et était même considéré comme une préoccupation mineure par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Un statut essentiellement lié à sa vaste aire de répartition, et au fait qu’une bonne partie de celle-ci se trouve dans des régions au contexte sociopolitique troublé, compliquant la mise en place d’expéditions scientifiques.

Il y a deux ans, c’est une espèce bien différente qui avait été redécouverte en Afrique du Sud après avoir disparu des radars pendant près de 90 ans : la taupe dorée de Winton.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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