Pour beaucoup de gens, de tout âge et toute génération, les mathématiques sont une véritable bête noire. Et malheureusement, il est très fréquent que la peur des mathématiques soit transmise des parents à leurs enfants.

Connaître les origines du traumatisme

Bien que certains puissent penser que le terme « traumatisme » est exagéré, il n’est pas moins vrai que beaucoup d’enfants ressentent les symptômes d’un vrai traumatisme quand il s’agit de cette matière. Qu’il s’agisse d’un blocage, d’une peur profonde pour le professeur ou la matière menant à une haine pour les deux, ou encore d’une incapacité à faire les devoirs correctement, nombreux sont les faits qui permettent de savoir que votre enfant n’accroche pas cette matière.

Pour l’aider à dépasser cela, il est essentiel de considérer le rôle important que jouent les parents et les éducateurs dans le système de pensées des enfants. Comme les parents influencent directement les enfants, il est tout d’abord nécessaire de ne pas transmettre de mauvais messages aux enfants. Des exemples ? « Il faut que tu travailles plus dur en mathématiques », « c’est une matière difficile », « tu dois apprendre à calculer plus vite et à donner la bonne réponse », etc.

Les mathématiques souffrent d’une très mauvaise réputation chez les jeunes

Pourquoi ces messages sont-ils nocifs pour les enfants ?

Bien que ça parte de bonnes intentions, ce genre de messages conduit l’enfant à naturellement penser que les mathématiques sont difficiles. Par conséquent, même si votre enfant pourrait être un(e) vrai(e) matheux(euse), il/elle va être bloqué(e) par les informations négatives que vous lui transmettez dès l’enfance.

Les éducateurs ont aussi leur rôle à jouer pour éviter que les enfants, sans même connaître les maths, s’en méfient. Pour cela, les éducateurs devraient présenter la matière d’une tout autre manière que d’attendre une réponse correcte et rapide.

Pour cela, l’idéal serait d’accorder plus d’importance aux raisonnements des apprenants. De les écouter sur la manière dont ils sont parvenus à un résultat, même faux, pour mieux pouvoir les corriger.

En d’autres termes, il s’agit d’inculquer aux enfants le processus permettant de trouver la réponse correcte. Au lieu de faire du « par cœur », les enfants développeraient leurs capacités à raisonner.

Préférer le raisonnement à la mémorisation © Pixabay

Que faire pour développer l’amour des maths chez l’enfant ?

Pour que vos enfants fassent la paix avec les mathématiques, il faudrait qu’ils les voient moins comme une matière difficile et pénible.

Pour ce faire, vous pouvez commencer à faire jouer vos enfants à des jeux comportant des chiffres comme KenKen ou Sudoku, cela créera chez eux un besoin, une envie de trouver la solution tout en jouant.

Par la suite, vous pourrez également aider votre enfant en lui demandant de vous expliquer ses pensées par le biais de mots, d’images ou d’objets. Le but étant d’aider votre enfant à façonner son propre raisonnement et, par la même occasion, à exprimer et défendre ses idées.

En revanche, ce qui n’est surtout pas à faire, c’est de porter votre propre hantise des mathématiques quand vous étiez enfant, sur votre enfant. D’ailleurs, en grandissant, beaucoup d’entre nous ont fait la paix avec les chiffres.

Dès son jeune âge, cultivez le sens de la logique chez votre enfant

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PascalCatherine DEGANS Auteurs de commentaires récents
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Catherine DEGANS
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Bonjour, je veux témoigner au sujet du rejet des maths pour beaucoup de gens. J’arrivais aux cours la boule au ventre, à la limite de vomir. Pour moi de la 6ème à la 1ère, les maths m’ont pourris la vie. Je me peux pas vraiment expliquer mon état à la limite du suicide que j’endurais à chaque cours. Mais en terminale, ma dernière année de lycée j’ai enfin pu revivre normalement et aller en maths avec le sourire. Tout simplement parce qu’enfin j’ai eu un prof, un vrai, pas un taré, un qui aimait autant ses élèves que son métier,… Lire la suite »

Pascal
Invité
Pascal

J’ai vécu la même chose que vous. Je suis tombé jusqu’à la première sur de mauvais professeurs qui ne m’ont jamais fait un cours de maths, parce qu’ils ne s’intéressaient absolument pas aux élèves qui ne comprenaient pas, mais se focalisaient uniquement sur les bons élèves. Une horreur d’aller en cours subir par la même occasion de l’humiliation, en donnant nos mauvaises notes à haute voix avec moqueries et en félicitant ses petits privilégiés. Jusqu’au jour ou en première je tombe sur un prof qui n’envoyait que les « mauvais » élèves au tableau. Débutant avec 5/20 de moyenne trimestrielle, j’ai fini… Lire la suite »