Acheter du riz, des pâtes, des lentilles, du café ou encore de la lessive sans emballage et au poids : le vrac qui favorise le zéro déchet et l’anti-gaspillage continue de séduire de plus en plus de consommateurs. En 2019, ce mode de consommation a d’ailleurs augmenté de 41 %, au point de représenter la moitié du marché dans les hypermarchés, devant les magasins bio. 

2019 : une augmentation de 41 % du vrac

Aujourd’hui, le marché du vrac séduit toujours plus de consommateurs. Ce mode de consommation a d’ailleurs représenté jusqu’à 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2019. Il s’agit donc d’une augmentation de 41 % en seulement un an. Une hausse qui s’est accompagnée de l’ouverture de nombreux magasins et du développement du secteur non alimentaire, comme l’a rapporté le jeudi 6 février Réseau Vrac. “On a bon espoir que le marché triple d’ici à 2022. De deux épiceries vrac en 2013, on en compte actuellement 400”, a expliqué Célia Rennesson, directrice générale de Réseau Vrac qui fédère 1 300 personnes dans la filière. 

En 2019, environ 40 % des Français ont annoncé qu’ils prenaient l’habitude d’acheter en vrac, contre 37 % en 2018, selon Nielsen. En ayant recours à ce mode de consommation, les consommateurs veillent au zéro déchet, souhaitent réduire le gaspillage alimentaire et acheter le moins de produits emballés possible. Autre avantage : les produits sont vendus au poids en fonction de ce que les clients achètent.

Le vrac représente 0,75 % de la part du marché. Réseau Vrac espère ainsi que ce marché en pleine floraison atteindra les 3 % d’ici 2022. Les coins réservés au vrac sont présents dans différentes structures : dans des boutiques spécialisées (5 %), les magasins bio (45 %, dont 88 % sont équipés d’un rayon vrac) et les grands surfaces (50 %). Il y a quelques années, seulement une quinzaine d’épiceries étaient spécialisées dans le vrac, contre 200 aujourd’hui en France. 

— Newman Studio / Shutterstock.com

Une augmentation des coins réservés au vrac dans les hypermarchés 

Au goût du jour dans les épiceries et supérettes bio, la vente de produits en vrac s’impose de plus en plus dans les hypermarchés. “Dans la grande distribution, tout le monde s’y est mis : 70 % des hypers et des supermarchés possèdent un coin dédié au vrac, implanté dans 57 % des cas au sein du rayon bio”, a expliqué Célia Rennesson. 

Parmi les différents produits proposés dans les rayons, les oléagineux sont les plus consommés et sont achetés par 58 % des Français. Puis, nous retrouvons les fruits secs (51 %), les légumineuses (30 %), les graines (29 %) et les céréales et le riz (25 % pour les deux). 

Par ailleurs, “ce qui se développe de plus en plus, ce sont les catégories non alimentaires tels les cosmétiques et détergents”, ajoute Célia Rennesson. Elle évoque notamment la boutique The Naked Shop, située dans le XIe arrondissement de Paris. Il s’agit de la première boutique spécialisée dans le vrac liquide. Les consommateurs sont également séduits par une nouvelle tendance en matière de vrac : les tests, déjà opérationnels pour certains, tels qu’“un moulin à oléagineux pour fabriquer en direct sa pâte à tartiner ou des bars à pâtes fraîches”, sont présents dans certaines boutiques dédiées au vrac. 

Et vous, avez-vous adopté un mode de consommation zéro déchet et anti-gaspillage ? Avez-vous pris l’habitude de faire vos courses dans les rayons dédiés au vrac ? 

— calimedia / Shutterstock.com

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Sophie cuvelier
Invité
Sophie cuvelier

Sauf que les distributeurs sont des sources à microbes…donc il faut une vendeuse avec des gants…hygiene !

alison
Invité
alison

Et dans quelques années, on ce retrouve avec une crise sanitaire comme en chine…