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D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix des produits alimentaires ont augmenté de 28 % en 2021. L’année dernière, ils ont notamment atteint leur plus haut niveau depuis une décennie. Malheureusement, les espoirs de retrouver un marché plus stable sont assez minces pour cette nouvelle année.

La flambée des prix alimentaires

Une légère baisse des prix des produits alimentaires a été constatée en décembre dernier. Cependant, ils restent supérieurs de 23,1 % par rapport à leur niveau pendant la même période l’année précédente. Abdolreza Abbassian, économiste principal à la FAO, explique qu’ils avaient anticipé cette baisse, car l’activité commerciale est généralement moindre en fin d’année.

Concernant le reste de l’année, les prix des produits alimentaires ont augmenté par rapport à ceux de 2020. Les autorités ont notifié une hausse record de 66 % pour les huiles végétales, une hausse de 27 % pour les céréales, 30 % pour le sucre, 17 % pour les produits laitiers et 13 % pour les viandes.

Des récoltes décevantes

L’organisation indique que la flambée des prix s’explique par des récoltes décevantes, en raison des événements climatiques comme la sécheresse. En outre, la demande a également fortement augmenté. La Chine a notamment acheté une grande quantité d’oléagineux, de céréales et de viande.

Abdolreza Abbassian indique qu’il y a peu d’espoir que les prix se stabilisent en 2022. « Normalement, des prix élevés devraient entraîner une hausse de la production, mais le coût des intrants, la pandémie mondiale actuelle et des conditions climatiques toujours plus incertaines ne laissent que peu de place à l’optimisme quant à un retour à des conditions de marché plus stables, y compris en 2022 », a-t-il déclaré.

Enfin, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne que la hausse des prix des produits alimentaires a contribué à une inflation plus large, alors que les économies se remettent à peine de la crise engendrée par la pandémie de coronavirus. Cela menace les populations les plus pauvres dans les pays dépendant de l’importation.

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