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Nous ne nous souvenons de rien avant un certain âge. En effet, nous pensons généralement que notre premier souvenir se forme vers l’âge de trois ans et demi. Cette « amnésie infantile » serait liée à une surcharge de l’hippocampe. Cependant, de nouvelles recherches démontrent que le premier souvenir remonte à un plus jeune âge.

On peut se rappeler des événements encore plus anciens

Votre premier souvenir est probablement plus ancien que vous ne le pensez. Le Dr Carole Peterson, auteure principale de l’étude et spécialiste de l’amnésie infantile, explique que se remémorer le premier souvenir revient à « amorcer une pompe ». Les gens seraient capables de se rappeler des événements encore plus anciens, même des événements qui se sont produits avant leur premier souvenir, lorsqu’on leur demande de parler de leurs premiers souvenirs.

Pour cette étude, la spécialiste de l’amnésie infantile a passé en revue dix de ses articles de recherche portant sur ce sujet, ainsi que les données recueillies par son laboratoire depuis 1999. En comparant les souvenirs d’un peu moins de 700 participants avec ceux de leurs parents, les chercheurs ont également conclu que les gens ont tendance à surestimer leur âge au moment de leurs premiers souvenirs.

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Les chercheurs manquent de données

Cela ne signifie toutefois pas que nos souvenirs ne sont pas fiables. Le Dr Peterson a noté que les enfants interrogés entre deux et huit ans après leur premier souvenir étaient capables de relater les événements de manière fiable. En revanche, ils avaient tendance à donner un âge plus avancé lors des entretiens suivants. En outre, en comparant les souvenirs des participants avec ceux de leurs parents, les chercheurs ont aussi découvert que les gens se souviennent des événements qui sont survenus à un très jeune âge. Cependant, ces souvenirs ne sont généralement accessibles qu’avec un peu d’aide.

« Quand vous regardez une étude, parfois les choses ne deviennent pas claires, mais quand vous commencez à rassembler étude après étude et qu’elles arrivent toutes aux mêmes conclusions, cela devient assez convaincant », a indiqué Carole Peterson, admettant que le manque de données l’empêche d’avancer dans son travail. Par ailleurs, toutes les recherches dans ce domaine seraient limitées par le même manque de données concrètes.

Pour les futures recherches tournant autour de l’amnésie infantile, elle recommande de s’appuyer sur des preuves vérifiables. Cela empêchera les erreurs sur les données fournies par les participants et leurs parents, ce qui aura pour effet d’améliorer les résultats des études.

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