Quelqu’un qui se prétend écologiste ne devrait pas prendre l’avion

Le réchauffement climatique est une véritable catastrophe. Vous avez déjà dû voir les stupéfiantes images de glaciers qui se brisent, puis fondent dans une eau devenue trop chaude pour eux. Le pire dans tout ça, c’est que nous sommes tous responsables, à notre échelle, de cette situation. Et tout particulièrement les touristes, qui, pour voyager, optent pour le moyen de transport le plus polluant au monde : l’avion.

 

Trois ans pour inverser la courbe du réchauffement climatique

Alors que nous disposions de dizaines d’années pour endiguer le réchauffement climatique, nous avons préféré penser à notre petit bonheur personnel, à nos petits voyages, à nos petites habitudes de consommation. Nous en sommes arrivés à un tel point que même les Nations Unies déclarent le monde comme (quasi) condamné.

Christiana Figueres, ancienne secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques entre 2010 et 2016, a affirmé cette année qu’il nous restait, en tout et pour tout, trois ans pour empêcher le monde de subir les pires effets du réchauffement climatique. Pourtant, nous pouvons être des acteurs de ce changement, même à notre échelle.

En tant qu’acteurs, vous vous attendez sûrement à devoir consommer du bio, acheter des produits provenant de producteurs locaux, vous limiter à un régime végétarien… Certes, ce sont des solutions. Mais la meilleure des résolutions pour l’année à venir, c’est d’arrêter de voyager par avion. Rien n’est plus polluant que le transport aérien. Si vous prévoyez deux vols long-courrier, vous doublez voire triplez votre empreinte carbone. En revanche, si vous annulez deux de vos voyages aériens, vous la réduisez de moitié.

L’avion, le meilleur moyen de polluer

En déversant une quantité astronomique de dioxyde de carbone, les avions remportent la palme du moyen de transport le plus polluant au monde. Il suffit d’utiliser les outils disponibles sur Internet, comme ce calculateur d’émissions de CO2, pour comprendre à quel point les voyages aériens sont un danger pour la planète. Si vous effectuez un trajet aller-retour pour vous rendre à Toronto en partant de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, vous serez responsables du largage de 2,54 tonnes d’émissions de CO2 dans l’atmosphère. Et bien évidemment, si vous êtes accompagné d’un(e) ami(e), de votre femme ou de votre mari, la quantité est doublée.

D’après le site MyClimate, une personne devrait produire, par an, un maximum de 2 tonnes de CO2 pour endiguer le réchauffement climatique.

Selon le Commissariat général au développement durable, l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un citoyen français est de 10,7 tonnes. Une somme déjà considérable, produite par les chauffages, les voitures particulières, la fabrication et le transport des biens et services consommés… Mais avec le transport aérien, la facture augmente exponentiellement. À vrai dire, plus de la moitié de l’empreinte carbone des ménages français provient de l’importation des produits de consommation ! Importation qui se fait majoritairement… par avion.

38 milliards de tonnes de CO2 dans le monde par an

D’après un rapport de l’Université de Californie datant de 2015 nommé « Bending the Curve » (« inverser la courbe » en français), 38 milliards de tonnes de CO2 sont rejetés annuellement. Le pire ? C’est que la majeure partie de ce montant ne provient « que » d’un seul milliard d’habitants. Si les 6 autres milliards d’habitants rejetaient autant, nous atteindrions la somme folle de 150 milliards de tonnes de CO2 déversés dans la nature par an.

Ainsi, si l’on ne pourra jamais s’arrêter de polluer du jour au lendemain, la limitation de nos voyages aériens peut toutefois être une solution viable à terme. Plutôt que d’aller aux États-Unis pour assister à une réunion de travail, optez plutôt pour une conférence vidéo. Si vous voulez voyager en Italie, en Grèce ou en Espagne, allez y en train plutôt qu’en avion. Et plutôt que de dépenser dans des produits importés d’obscurs pays, consommez local. Si nous agissons tous, nous pourrons enfin freiner efficacement le réchauffement climatique. Même à votre échelle, vos actes comptent.

Le train, une alternative viable à l’avion.

Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu’ils ignorent, lors même qu’ils en jouissent

— Montesquieu