Alarmant : cette étude démontre les effets nocifs de la pollution de l’air sur le système cardiaque

Londres, 2017. Des scientifiques ont réussi à déterminer le cheminement des nanoparticules nocives, contenues dans la pollution, à travers l’organisme humain. Ces révélations permettent de connaître le processus de contamination. Quels sont les tenants et aboutissants de cette étude ? Nous vous dévoilons tout.

En quoi consiste cette étude réalisée par les scientifiques ? 

La pollution atmosphérique est l’un des plus gros problèmes de ce siècle ayant des conséquences préjudiciables sur la santé. Le taux de pollution augmente d’année en année et les citoyens des grandes métropoles en font les frais. En effet, le gaz des pots d’échappement des automobiles rejettent une multitude de nanoparticules, extrêmement nocives pour l’homme qui les inhale. Une étude a démontré que ces nanoparticules passent à travers les poumons et finissent leur voyage dans le système sanguin, créant ainsi des problèmes cardiovasculaires.

Afin de définir le trajet exact des nanoparticules dans le corps humain, les scientifiques ont fait des test avec des nanoparticules inoffensives d’or. Une fois inhalé par l’homme, ils ont observé que les particules se propageaient dans le système respiratoire pour finalement accéder au système sanguin. Le risque est que les particules, une fois dans le sang, ont tendance à s’accumuler sur les vaisseaux sanguins fragiles ou endommagés, causant de graves complications cardiaques. Jeremy Pearson, membre de British Heart Foundation, une organisation caritative ayant financé l’étude, explique que « il ne fait aucun doute que la pollution atmosphérique est mortelle. Et cette étude est un pas supplémentaire vers la compréhension des dommages que l’air pollué provoque sur le système cardio-vasculaire ».

Il est urgent d’agir

L’air est le premier élément nécessaire à la vie et au fonctionnement de notre organisme. En effet, 15 000 litres d’air transitent, chaque jour, par nos voies respiratoires. Il est donc urgent de minimiser les polluants contenus dans l’air que nous inhalons, car les risques liés aux poumons, au cœur, au cerveau ainsi qu’au système hormonal sont bel et bien réels. Par ailleurs, les effets sur la santé de la pollution atmosphérique sont connus depuis bien longtemps. Un grand nombre d’études épidémiologiques et médicales ont été réalisées afin de prouver le lien de causalité entre pollution, mortalités, cancers, maladies respiratoires et problèmes neurologiques. Cependant, les scientifiques n’avaient jamais réussi à établir la manière dont les nanoparticules pouvaient menacer la santé humaine, jusqu’à présent. « Si des particules réactives, comme celles contenues dans la pollution de l’air, atteignent des zones fragiles du corps, un nombre même limité de ces particules peut avoir des conséquences graves », a déclaré Mark Miller, chercheur à l’Université d’Edimbourg qui a dirigé la recherche.

Nuage de pollution à New York

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence

— Léon Blum