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Zéro microplastique : des scientifiques japonais inventent le « plastique parfait »

« Nous avons créé un matériau à la fois souple et résistant, qui se décompose en toute sécurité dans le sols et les océans »

— © RIKEN

Une équipe de l’Institut de recherche RIKEN a dévoilé le « Saint Graal » des plastiques. Aussi polyvalent que ses homologues conventionnels, ce bio-matériau se dégrade en toute sécurité dans l’environnement.

Un plastique sans microplastiques

La cellulose végétale est le composé organique le plus abondant au monde. Dans le cadre de travaux publiés dans le Journal of the American Chemical Society, Takuzo Aida et ses collègues ont utilisé l’un de ses dérivés les plus populaires (la carboxyméthylcellulose) pour créer ce qu’ils considèrent comme le « plastique parfait ».

Lors de tests, leur nouveau matériau supramoléculaire s’est révélé aussi robuste que ses homologues à base de pétrole, et présentait des propriétés similaires en matière de transparence.

S’il n’est pas le premier bio-plastique à base de cellulose, il présente l’énorme avantage de se dégrader rapidement dans l’environnement sans générer de microplastiques, ces minuscules contaminants omniprésents, qui constituent aujourd’hui une source de préoccupation majeure pour la santé humaine.

« À partir d’un composé organique largement disponible, nous avons créé un matériau à la fois souple et résistant, qui se décompose en toute sécurité dans le sols et les océans », résume Aida. Selon le chercheur, cette preuve de concept ouvre la voie à des applications pratiques et concrètes pour ce nouveau plastique dans un avenir proche.

— © RIKEN

Urgence mondiale

Alors qu’au milieu du XXe siècle, la production mondiale de plastique ne dépassait pas 2 millions de tonnes, la tendance actuelle suggère qu’elle pourrait franchir le seuil du milliard d’ici 2060 si rien n’est fait. Chaque minute, on estime qu’au moins 15 tonnes de déchets plastiques supplémentaires se retrouvent dans les océans du globe.

En 2022, la cinquième Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE) avait adopté une résolution historique en vue de négocier un traité mondial pour mettre un terme à la pollution plastique. À ce jour, aucun consensus n’a été trouvé.

Il y a quelques mois, des chercheurs avaient réalisé une triste (et prévisible) découverte au point le plus profond de la Méditerranée.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

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