Un nouveau pas vient d’être franchi dans la lutte contre les pesticides. Ce vendredi 18 octobre 2019, l’Office national des forêts (ONF) a déclaré « l’abandon de la prescription et de l’usage d’herbicides, insecticides et fongicides dans les forêts publiques ».

Accorder l’ensemble du territoire

Prise en lien avec la fédération nationale des communes forestières, cette mesure sera donc appliquée à l’ensemble des bois publics de métropole. À titre d’information, 0,02 % des surfaces forestières publiques étaient alors traitées avec des herbicides, en 2019. Dans la majorité des cas, une telle substance était employée pour maitriser une végétation « dite concurrente », capable d’entraver la croissance des arbres (ronces, graminées, fougère-aigle).

Il y a un an, l’utilisation du glyphosate était déjà prohibée. Cependant, malgré de multiples lois qui limitaient l’utilisation des produits chimiques dans nos forêts, 69 herbicides et insecticides de synthèse restent autorisés en France. D’après l’Office, c’est bien trop, pour une superficie d’environ 20 millions d’hectares de zones non agricoles.

Christian RiesCreative Commons

Aller plus loin

Malheureusement, cette mesure ne touche que les espaces publics. Ainsi, les forêts privées, qui représentent les deux tiers des superficies françaises et qui sont largement visitées, peuvent toujours s’appuyer sur ces produits toxiques. De plus, comme le rappelle l’ONG Les Amis de la Terre, la règlementation concernant l’application des directives et de l’usage de ces produits chimiques reste globalement très floue.

Il y a un an, l’Association de défense de l’environnement tirait la sonnette d’alarme sur le nombre trop important de pesticides encore autorisés dans nos espaces verts. Selon l’organisme, pendant longtemps, l’utilisation continue de pesticides dont la toxicité a été reconnue, comme le glyphosate, était possible car le sujet n’était pas suffisamment abordé dans l’espace public.

La décision de l’Office national des forêts d’interdire les pesticides dans le domaine public fait suite à une pétition en mars 2019, soumise par plusieurs associations environnementales. Des alternatives plus écologiques de biocontrôle ou mécanisées seront désormais privilégiées.

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L’hubris,la cupidité et au final la bêtise finirons par porter leurs fruits : la disparition de l’être humain…