Vous êtes exposés à plusieurs pesticides qui forment un cocktail dangereux dans votre corps

Une nouvelle étude de l’INRA alerte sur l’effet cocktail des pesticides… même à faible dose. Cette recherche menée sur 1 an a tout d’original puisqu’elle change des traditionnelles études qui ne s’intéressent souvent qu’à une molécule de pesticide. On vous en dit plus sur cette étude alarmante.

L’effet cocktail des pesticides

On s’en doute les pesticides ne font pas bon ménage avec notre santé pourtant peu d’études sur le sujet sont capables de l’affirmer strictement. Comme pour le glyphosate, certaines études démontrent qu’une molécule d’un pesticide n’a que peu d’effets significatifs sur le métabolisme.

Cependant, au quotidien notre organisme est soumis à plus d’un pesticide même à faible dose. L’étude de l’INRA, en collaboration avec l’Inserm, vient un peu tout bousculer. Les chercheurs ont voulu connaitre l’effet combiné de plusieurs pesticides à faible dose. Parmi les pesticides étudiées, les plus communs utilisés dans l’agriculture : thiaclopride, captane, thyophanate, zirame, boscalide et chlorpyrifos. « Les études expérimentales sont souvent menées avec un seul pesticide, à des doses élevées », confie l’INRA.

L’étude pratiquée sur des souris révèle que ce cocktail de pesticides créé des perturbations métaboliques spécifiques au sexe. Les souris ont été nourries avec des aliments contenant des quantités de pesticides proportionnelles à la dose journalière admissible par l’homme définie par les agences de sécurité sanitaire et qui devraient donc par définition, ne pas avoir de conséquences néfastes sur la santé.

Développement de certains symptômes liés à l’obésité comme la prise de poids, le diabète ou la stéatose, les effets sont pourtant nombreux sur les souris testées. Mais ces effets néfastes se limitent aux mâles. Les femelles elles, subissent des perturbations dans l’activité du microbiote intestinal. « La capacité de détoxification est différente selon le sexe, elle passerait par le foie chez les mâles et par l’intestin chez les femelles » explique l’INRA.

Une étude alarmante qui en dit long

On comprend donc bien que les pesticides même à faible dose ont des effets néfastes sur le métabolisme de ces animaux. On imagine que les nôtres ne sont pas épargnés n’ont plus. Pour rappel, une enquête de l’UFC-que-choisir avait repéré 85 traces de pesticides différents dans un ensemble de fruits étudiés. Autrement dit, un cocktail de pesticides bien plus important que celui de l’étude.

« Ces résultats renforcent la plausibilité du lien entre exposition aux pesticides et santé, et confortent les résultats obtenus dans les études épidémiologiques suggérant un lien entre l’exposition aux pesticides et l’incidence des maladies métaboliques telles que le diabète de type 2 ou la stéatose hépatique. » explique l’INRA.


L’émotion nous égare : c’est son principal mérite.

— Oscar Wilde