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Des chercheurs ont découvert des paniers de fruits en osier datés du IVe siècle avant notre ère dans la ville égyptienne submergée de Thônis-Héracléion. Les archéologues ont été surpris de constater que le contenu de ces récipients était intact. Il s’agit de noix de doum, le fruit d’un palmier africain considéré par les anciens Égyptiens comme étant sacré, et de pépins de raisin.

Les chercheurs ont découvert plusieurs objets funéraires

La recherche a été menée par une équipe de chercheurs de l’Institut européen d’archéologie sous-marine (IEASM) en collaboration avec le ministère du Tourisme et des Antiquités. L’équipe a été menée par l’archéologue marin Franck Goddio. Les chercheurs ont arpenté l’ancienne ville portuaire méditerranéenne de Thônis-Héracléion.

D’après le Greek City Times, les paniers se trouvaient dans une pièce souterraine et pourraient avoir été des offrandes funéraires. En effet, les archéologues ont découvert plusieurs objets funéraires grecs qui auraient été laissés par les marchands et les mercenaires vivant dans la région. Il y avait également un tumulus – une éminence artificielle recouvrant une sépulture – qui faisait presque 8 mètres.

D’après l’archéologue marin Franck Goddio, « des cérémonies spectaculaires ont dû avoir lieu là-bas. L’endroit doit avoir été scellé pendant des centaines d’années car nous n’avons trouvé aucun objet datant de plus du début du IVe siècle avant notre ère, même si la ville a vécu plusieurs centaines d’années après cela. »

3 % de la ville submergée seulement a été étudiée jusqu’ici

Outre les paniers de fruits, les chercheurs ont également trouvé des poteries anciennes, des artefacts en bronze, des figurines représentant le dieu égyptien Osiris et des centaines de gisements de céramique. Apparemment, il s’agirait de céramiques importées. Pour rappel, la ville de Thônis-Héracléion a été fondée aux alentours du 8e siècle avant notre ère selon le site web de Franck Goddio.

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La ville aurait été autrefois un « port d’entrée obligatoire pour tous les navires en provenance du monde grec », et ce, jusqu’à ce que la ville d’Alexandrie prenne le relais aux alentours de l’an 331 avant notre ère. Malheureusement, Thônis-Héracléion sombra dans la Méditerranée au huitième siècle après J.-C. Certains historiens avancent que la chute de la métropole pourrait être due à l’élévation du niveau de la mer et à l’effondrement des sédiments instables. D’autres émettent l’hypothèse d’un tremblement de terre et d’un raz-de-marée, rapporte Smithsonian Magazine.

En tout cas, selon Goddio, seulement 3 % de la ville engloutie a été étudiée au cours des deux décennies qui ont suivi sa redécouverte. Ce qui laisse encore plusieurs objets anciens et précieux à découvrir.

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