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Elles récidivent : des orques coulent un autre bateau au large des côtes espagnoles

Il s’agit du huitième en l’espace de six ans

Une orque qui nage devant un bateau
— Bborriss.67 / Shutterstock.com

La série se poursuit. Un peu moins d’un an après le dernier évènement de ce type recensé le long des côtes ibériques, des orques ont recommencé à cibler des navires, dont les occupants ont pu être secourus.

Le « gang » de Gladis la blanche revient à la charge

Le 24 juillet dernier, les garde-côtes espagnols ont reçu un appel de détresse en provenance d’un yacht suédois se trouvant dans les eaux galiciennes, au nord-ouest de l’Espagne. Si l’embarcation a pu être remorquée jusqu’au port le plus proche, l’Idem n’a pas eu cette chance. Quelques jours plus tôt, ce bateau de plaisance avait sombré près d’Estaca de Bares, suite à la destruction de son gouvernail par un groupe d’Orcinus orca.

Depuis le début de ces attaques courant 2020, près de 700 interactions entre des orques et des navires ont été recensées. Pouvant durer plusieurs heures, celles-ci ont conduit à la perte de huit bateaux, en incluant l’Idem.

Selon l’Orca Working Group, qui étudie de près le phénomène, elles impliquent environ quinze individus d’un sous-groupe en comportant une cinquantaine. Dépendant principalement du thon rouge de l’Atlantique, celui-ci est considéré en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Les fautifs ont été liés à « Gladis la blanche », une femelle dominante que l’on pense avoir développé un « syndrome post-traumatique » après avoir été heurtée par un bateau. Première membre connue du groupe à cibler leurs gouvernails, elle aurait sans doute inspiré ses congénères adultes. En raison de la nature hautement sociale de l’espèce, les scientifiques supposent que les juvéniles du groupe ont à leur tour reproduit ce comportement « par jeu », contribuant ainsi à sa diffusion.

Des cétacés ciblant surtout des voiliers

En 2022, une étude publiée dans la revue Marine Mammal Science avait conclu que ces cétacés étaient plus susceptibles de cibler des voiliers, et avaient également tendance à s’en désintéresser lorsqu’ils s’arrêtaient.

Quand de telles interactions se produisent, les autorités maritimes recommandent de couper tout moteur, et, dans la mesure du possible, d’affaler les voiles et de lâcher la barre afin de limiter les dégâts occasionnés au gouvernail.

Si, à ce stade, les véritables causes de ce comportement restent discutées, comme le rappellent les chercheurs, chaque observation apporte de nouvelles pièces au puzzle.

Précédemment, des scientifiques avaient décrit la tactique redoutable utilisée par les orques pour tuer les grands requins blancs.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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