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La récente analyse d’observations satellitaires a permis d’identifier un orage océanique record, à l’origine des éclairs les plus intenses jamais observés.

Orage océanique record

Quatre-vingts pour cent des éclairs sont observés au-dessus de la terre ferme, en raison de courants de convection plus forts, qui transportent de minuscules particules de glace très haut dans le nuage d’orage et les chargent, préparant ainsi le terrain pour les éclairs. Mais en matière de fréquence et de densité (nombre d’éclairs sur une période et une zone données), les phénomènes les plus extrêmes se produisent généralement au niveau du golfe du Mexique et de l’océan Indien.

En étudiant les données d’un satellite « stationné » à l’est de l’Afrique du Sud, Michael Peterson, du laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, a identifié un orage océanique record s’étant produit dans la zone en mai 1998.

À des fréquences élevées, les instruments ne parviennent pas à distinguer les éclairs les uns des autres et les confondent. Intrigué par la durée anormalement longue du phénomène, suggérant un seul éclair d’une durée de 29 secondes, Peterson a utilisé différentes approches statistiques pour calculer la moyenne de pixels illuminés par éclair, et découvert qu’il s’agissait en fait d’événements successifs, parmi les plus courts jamais enregistrés.

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« Les éclairs ont crépité jusqu’à huit fois par seconde, une fréquence si élevée que la plupart des humains percevraient le nuage d’orage comme étant constamment illuminé », illustre l’auteur de la nouvelle étude le décrivant, publiée dans la revue Earth and Space Science.

Une intensité sans précédent

Certaines formations météorologiques terrestres qui s’étendent sur des milliers de kilomètres et regroupent de multiples orages, connues sous le nom de systèmes convectifs à méso-échelle, présentent techniquement les taux d’éclairs les plus élevés. Mais ceux des orages océaniques se produisent dans une zone plus restreinte, ce qui les rend plus intenses.

Pour Peterson, la prochaine étape consistera à étudier le développement de ces orages à l’aide de satellites géostationnaires et d’instruments placés sur des plateformes pétrolières, des navires ou des avions. « Il est essentiel de savoir si ces phénomènes extrêmes vont devenir plus forts et plus fréquents à mesure que le climat se réchauffe », estime le chercheur.

En 2021, un monstrueux nuage d’orage avait établi le record de la température atmosphérique la plus basse jamais enregistrée.

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