— National Solar Observatory / Youtube

Un nouveau télescope américain a capturé des images du Soleil avec la plus haute résolution jamais saisies. Cette précision inédite permet notamment d’apercevoir de nouveaux détails sur la surface du Soleil, et donc d’améliorer notre connaissance de cette étoile.

Un nouveau télescope extrêmement puissant

La National Science Foundation a construit un nouveau télescope baptisé Daniel-K.-Inouye (DKIST). Conçu spécifiquement pour l’étude du Soleil, cet instrument haut de gamme a coûté 344 millions de dollars. Installé à 3000 mètres de hauteur au sommet du volcan Haleakala, sur l’île hawaïenne de Maui, il est doté d’un immense miroir de 4.2 mètres de diamètre. Jusqu’à aujourd’hui, les télescopes solaires disposaient de miroirs d’un diamètre pouvant aller jusqu’à 1,50 mètre. Par conséquent, le miroir du DKIST est le plus grand et le plus développé au monde.

Le télescope solaire sera mis en service l’été prochain. Pendant les six prochains mois, il sera encore testé et progressivement mis en service. La résolution de son image représente plus du double de celle des meilleurs observatoires solaires déjà existants. Les scientifiques estiment que ce niveau de détail permettra d’améliorer la compréhension de la structure du Soleil et aidera à anticiper son cycle d’activité avec davantage de précision.

De nouveaux éléments perceptibles grâce à cette précision remarquable

Les nouvelles photos, qui sont également les premières immortalisées par le DKIST, ont été présentées le 29 janvier 2020. Captées sur une période de 10 minutes, elles révèlent une surface granuleuse et dorée. Le plasma semble bouillir sur l’astre et donne l’impression que ce dernier est recouvert de nombreuses structures cellulaires. Certains détails désormais perceptibles n’ont une taille que de 30 kilomètres, ce qui est infime à l’échelle du Soleil, qui fait près de 1,4 million de kilomètres de diamètre ! Thomas Rimmele, le directeur du projet, déclare que « ce que nous imaginions auparavant comme un gros point lumineux (une seule et même structure) se décompose en réalité en de nombreuses structures plus petites”.

Mieux comprendre le fonctionnement du Soleil

La construction du DKIST et les nouvelles observations récoltées grâce à lui devraient permettre de comprendre davantage le fonctionnement du Soleil et ainsi d’étudier les impacts de son activité sur la Terre. Ainsi, il devrait être capable de cartographier les champs magnétiques à l’intérieur de la couronne de l’astre, là où se produisent les éruptions solaires. En comprenant mieux les facteurs qui déterminent la météo spatiale, les prévisionnistes pourront davantage prévoir les tempêtes solaires.

« Pour percer les plus grands mystères du Soleil, nous devons non seulement être capables de voir clairement ces minuscules structures à 150 millions de kilomètres de distance, mais aussi de mesurer précisément la force et la direction de leur champ magnétique près de la surface, ainsi que de suivre ce champ au fur et à mesure qu’il s’étend dans la couronne, l’atmosphère extérieure du Soleil « , explique Thomas Rimmele, le directeur du télescope solaire Daniel-K.-Inouye, cité dans le communiqué qui présente les nouvelles images. Une affaire à suivre donc. 

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