Cerro Prieto
© NASA

Le réchauffement climatique et la sécheresse ont des conséquences de plus en plus dramatiques : d’après des images de la NASA, un lac a disparu en seulement 7 ans. Explications.

Ces images ont été prises depuis l’espace du réservoir de Cerro Prieto, au Mexique, par l’Operational Land Imager (OLI), sur le satellite Landsat 8. Elles montrent à quel point le lac s’est presque entièrement asséché en moins d’une décennie, autrement dit entre juillet 2015 et juillet 2022. Situé dans l’État de Nuevo León, au nord du Mexique, le réservoir n’est plus rempli qu’à 0,5 %. Ce réservoir de Cerro Prieto a été construit dans les années 1980. Il fournit de l’eau à plus d’un million de personnes à Monterrey, capitale de l’État de Nuevo León et seconde plus grande région métropolitaine du Mexique. Il sert pour une utilisation agricole et d’eau potable.

Depuis plus de deux ans, une grande partie du nord du Mexique est touchée de plein fouet par la sécheresse. Près de la moitié du pays est en situation de sécheresse « modérée ». Et, de nombreuses régions sont dans des conditions de sécheresse « grave », « extrême », voire « exceptionnelle ». De grandes parties des États américains limitrophes connaissent également des sécheresses d’une intensité similaire. Face à une telle situation, l’état d’urgence sécheresse a été déclaré au début du mois de juillet par la Commission nationale de l’eau du Mexique. Un état d’urgence qui concerne aussi les secteurs industriel et agricole qui acceptent de rediriger davantage d’eau à usage domestique, comme l’eau potable.

« Le changement climatique rend ces phénomènes météorologiques extrêmes à la fois plus fréquents et plus graves. Si nous continuons dans le statu quo, où nous continuons à brûler des combustibles fossiles et à pomper des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, cela ne fera qu’empirer, et les sécheresses et les vagues de chaleur deviendront plus courantes », a déclaré Matthew Casale, directeur des campagnes environnementales du groupe de recherche sur l’intérêt public à but non lucratif, à Newsweek. Aldo Iván Ramírez, professeur à l’école d’ingénieurs de l’université technologique de Monterrey, a ajouté espérer que « des crises climatiques comme celles-ci inciteraient les gens à prendre davantage conscience des réalités de notre changement climatique ».

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