Il est actuellement recommandé de dormir en moyenne huit heures par nuit. Il existe au total neuf tranches d’âge différentes, allant des nouveau-nés jusqu’aux seniors. Si les besoins diffèrent, il est fortement recommandé de s’y tenir, sinon vous pourrez subir des dégradations physiologiques et cognitives. Pourtant, certaines personnes, en ne dormant que six heures par exemple, peuvent mener leur vie sans aucun souci… Les chercheurs auraient trouvé l’explication.

Une mutation génétique à l’origine

Si nous passons en moyenne un tiers de notre vie à dormir, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Cette étape qui permet de régénérer le cerveau en lui permettant de récupérer et de consolider ses connaissances, mais également restaurer votre corps, est propre à chacun de nous. Dans le même temps, plusieurs études ont fleuri ces dernières années, mettant en garde les personnes qui ne dormaient pas assez. 

Ainsi, le cœur serait par exemple un organe vital fortement impacté par une carence en sommeil. De même, les conséquences ne seraient pas les mêmes si l’on s’expose à une période courte ou à une période longue concernant le manque de sommeil. Risque de dépression, fragilité émotionnelle, perte d’attention, hypertension artérielle, les risques sont multiples.

Aujourd’hui, une nouvelle étude fait état d’une mutation génétique rare. Les chercheurs l’ont identifiée dans le récepteur β1-adrenergic chez des personnes qui nécessitaient moins de sommeil que les autres. Avec cette mutation, les personnes analysées dans l’expérience dormaient en moyenne 55 minutes de moins que celles sans mutation.

— Siriluk ok / Shutterstock.com

Des expériences à approfondir

Pour le moment, les chercheurs de l’université de Californie à San Francisco se sont intéressés uniquement à un groupe de personnes ne dormant que six heures par nuit. Il ne s’agit pas là de personnes qui se sont entraînées à se réveiller plus tôt, mais bien celles qui le font instinctivement, naturellement, d’après Ying-Hui Fu, coauteur de cette publication. La mutation du gène ADRB1 permettrait en définitive d’avoir un sommeil plus court, et serait présente chez quatre personnes pour 100 000.

Une expérience menée sur des souris a permis de confirmer cette tendance, avec une moyenne d’une heure de sommeil de moins nécessaire par jour, par rapport à un groupe témoin. En implantant une variation génétique, les chercheurs ont remarqué que le gène avait une influence notable dans une certaine région du cerveau, responsable du temps de sommeil. Les spécimens restaient actifs plus longtemps durant la phase de sommeil peu profond, mais également durant celle de sommeil profond. Cela expliquerait notamment pourquoi le sommeil est plus court, de 55 minutes. Également, être en mesure de stimuler ces neurones du tronc cérébral pourrait permettre de les réveiller immédiatement, même si les souris sont dans un sommeil profond.

Dans leur étude, les chercheurs annoncent néanmoins que certaines personnes peuvent très bien se contenter d’un cycle de six heures, sans être obligatoirement porteuses de cette mutation génétique. Il faudra pour le moment d’autres études pour confirmer l’ensemble de ces résultats…

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