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Image d’illustration — stefano cellai / Shutterstock.com

Des archéologues ont mis au jour une impressionnante mosaïque romaine au coeur de la Syrie. Parfaitement conservée, celle-ci présente des évènements de la guerre de Troie, Hercule ainsi que Neptune aux côtés de quarante de ses maîtresses.

Fresque géante

La Direction générale des antiquités et des musées syrienne a annoncé la découverte de l’imposante fresque (mesurant 20 mètres de long pour 6 de large) à Rastan, proche de la ville de Homs. Considérée comme la « capitale de la révolution syrienne », cette dernière avait été largement détruite au cours de deux années de siège et de bombardements par l’armée du pays.

Parfaitement conservée, la mosaïque romaine se compose de petites pierres colorées ne mesurant que 1,2 centimètre de côté. Elle a été découverte sous un bâtiment tenu par les rebelles syriens jusqu’en 2018, lorsque les forces gouvernementales ont pris le contrôle de la ville. L’excavation des ruines romaines trouvées sous le bâtiment se poursuit.

« Nous ignorons actuellement la fonction de cette structure antique, mais il aurait pu s’agir de bains publics », estime Humam Saad, qui a supervisé les fouilles. « Si cette mosaïque n’est pas la plus ancienne de son genre, il s’agit de la plus complète et détaillée, ainsi que de la plus importante trouvaille archéologique réalisée dans le pays depuis le début de la guerre civile en 2011. »

Une œuvre représentant différentes scènes et personnes mythologiques

Remontant au quatrième siècle de notre ère, celle-ci s’avère postérieure à la séparition de l’Empire romain d’Occident et d’Orient (également connu sous le nom d’Empire byzantin). Elle représente différentes scènes marquantes de la légendaire guerre de Troie, décrite dans L’Illiade et L’Odyssée d’Homère et ayant opposé Grecs et Troyens.

La fresque montre également Hercule (ou Héraclès pour les Grecs) tuant Hippolyte, la reine des guerrières amazones, après être allé chercher sa ceinture pour le neuvième de ses douze travaux.

De nombreux artefacts ayant été détruits et pillés au cours des 11 années du conflit syrien, son avenir reste incertain. « En 2017, des groupes armés avaient notamment essayé de la vendre et son emplacement révélé sur les réseaux sociaux », explique Saad.

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