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Le seul oiseau connu sans ailes visibles était aussi le plus grand jamais décrit

Les spécimens les plus imposants mesuraient jusqu’à 3,6 mètres de haut pour un poids frôlant les 300 kilos

— © John Megahan / PLoS Biology 2004 / CC-BY

Si une seule espèce disparue devait vous convaincre que les oiseaux descendent directement des dinosaures, ce serait probablement le moa, dont les plus grands spécimens atteignaient des tailles colossales.

Les moas

À ce jour, neuf espèces de moa ont été décrites. Si les plus petits représentants de ce groupe faisaient la taille d’une dinde, les plus imposants mesuraient jusqu’à 3,6 mètres de haut pour un poids frôlant les 300 kilos (les femelles étant d’ailleurs bien plus grandes et massives que les mâles). D’un point de vue morphologique, ces « autruches primitives » se distinguaient essentiellement par leurs pattes robustes et l’absence notoire d’ailes fonctionnelles.

Les analyses phylogénétiques suggèrent que ces créatures descendaient d’ancêtres ayant renoncé au vol lorsqu’un ancien continent, baptisé Zealandia, s’est retrouvé isolé par la mer. En l’absence de grands prédateurs terrestres, ils se sont diversifiés, occupant les niches écologiques typiques des mammifères ruminants.

Maillons clés de leur écosystème, les moas contribuaient largement au contrôle du couvert végétal en broutant feuilles, jeunes pousses et arbustes, et favorisaient également la dispersion de certaines graines via leurs déplacements et leurs déjections.

Leur disparition, consécutive à l’arrivée des premiers colons polynésiens en Nouvelle-Zélande entre le XIIIe et le XVe siècle, a profondément modifié la structure des forêts locales, entraînant des changements durables dans la dynamique de la faune et de la flore, et l’extinction de leur principal prédateur connu, l’aigle géant de Haast.

— © John Megahan / PLoS Biology 2004 / CC-BY

Oiseaux étranges

Parmi les oiseaux modernes incapables de voler les plus célèbres, on retrouve le casoar, souvent présenté comme le plus dangereux au monde et observé en Océanie et en Asie du Sud est.

Bien qu’ils possèdent des ailes, les kākāpō évoluent exclusivement au sol. Chez d’autres espèces de ratites, comme les kiwis, celles-ci ont progressivement rétréci au fil de leur histoire évolutive, et constituent aujourd’hui des structures vestigiales.

Autres géants préhistoriques présentant cette particularité, la famille des Aepyornithidae, ou « oiseaux-éléphants », qui pouvaient mesurer jusqu’à 3 mètres de haut et dépasser les 450 kilos.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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