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L’heure est grave. D’après les projections climatiques de Météo-France, l’on pourrait faire face à une hausse de température à hauteur de 3,9 °C à la fin du siècle et jusqu’à 6 °C dans certaines zones. Les canicules et sécheresses risquent ainsi de se multiplier dans l’Hexagone si l’on ne réduit pas drastiquement les émissions de gaz à effet de serre d’ici là.

Trois scénarios possibles

Le sud-est du pays sera le plus touché par cette hausse de température. Deux autres scénarios sont également envisagés par les chercheurs. Dans le cas où la neutralité carbone est atteinte en 2070, c’est-à-dire avec des émissions maîtrisées, la hausse de température moyenne devrait tourner autour de 1 °C. Et dans le modèle intermédiaire, ils prévoient une hausse moyenne de 2,1 °C.

Il s’agit d’une actualisation des données datant de 2014. Pour établir ces prévisions, Météo-France a établi un partenariat avec le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique et l’Institut Pierre-Simon-Laplace. Jean-Michel Soubeyroux, coordinateur du rapport, affirme que le réchauffement va se poursuivre. Mais une fois l’inertie du climat en milieu de siècle passée, tout dépendra de nos efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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Des conséquences catastrophiques

Dans le pire des scénarios, la température pourrait augmenter de 3,9 °C d’ici la fin du siècle. Dans ce cas, les records de température enregistrés pendant la période caniculaire de l’été 2019 dans le sud de la France (45,9 °C) pourraient souvent être dépassés. De plus, les épisodes caniculaires risquent de se multiplier par 10. Ce n’est pas tout, le nombre de jours de canicule risque également d’augmenter. L’on prévoit notamment entre 20 et 35 jours de canicule par an, alors que le dernier record en métropole lors de la canicule mortelle de 2003 est de 22 jours.

Le rapport indique également que les périodes de sécheresse pourraient également augmenter de 30 à 50 % en fin de siècle. Enfin, la hausse des pluies fortes et des incendies dévastateurs sont également à prévoir.

Cette hausse des températures moyennes affectera inégalement la France métropolitaine. « Le réchauffement sera plus marqué sur les zones de montagne. » Toujours dans le pire des scénarios, certaines zones des Alpes et des Pyrénées afficheront une hausse moyenne de 6 °C d’ici 2100. Par conséquent, il n’y aura probablement plus de neige et de gelées.

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