Depuis le début de la propagation de l’épidémie de coronavirus, chaque pays a sa manière de gérer la crise. Face à cela, l’Islande, Taïwan, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Danemark et la Finlande luttent contre le Covid-19 avec davantage d’efficacité et ils comptent beaucoup moins de victimes que les autres pays. Mais ces pays ont aussi un autre point en commun : ils sont tous dirigés par une femme.

Faire prendre conscience du sérieux et de la réalité dramatique de la situation dès le début

Selon Avivah Wittenberg-Cox, spécialiste des questions de genre, les dirigeantes de l’Islande, Taïwan, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Danemark et la Finlande ont su faire preuve davantage d’efficacité dès le début pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Dans son article publié le 13 avril dernier dans le magazine Forbes et intitulé « What Do Countries With The Best Coronavirus Responses Have In Common ? Women Leaders« , autrement dit « Qu’ont en commun les pays apportant les meilleures réponses au coronavirus ?« , elle explique être convaincue que ces leadeuses y sont pour beaucoup dans la bonne gestion de la crise du Covid-19.

Tout d’abord, elle explique que Angela Merkel, la chancelière allemande, « s’est levée tôt et a dit calmement à ses compatriotes qu’il s’agissait d’un virus grave qui infecterait jusqu’à 70 % de la population« . « C’est du sérieux. Prenez-le au sérieux« , avait notamment expliqué la chancelière. Angela Merkel a donc, dès le début, montré à quel point la situation est dramatique et sérieuse. De surcroît, des tests ont été réalisés dès le début de la pandémie.

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Des prises de décision rapides

Par ailleurs, Avivah Wittenberg-Cox explique que Tsai Ing-wen, la présidente de Taïwan, a été parmi les premières à prendre des décisions rapidement. Dès le mois de janvier, elle a mis en place des mesures visant à bloquer la propagation de l’épidémie. Aujourd’hui, elle envoie également des millions de masques vers l’Europe et les États-Unis. Il s’agit de « l’une des meilleures réponses au monde » pour maîtriser l’épidémie, comme l’a rapporté CNN. Le pays n’a recensé jusqu’à présent que six décès.

Jacinda Ardern, dirigeante de la Nouvelle-Zélande, a également fait preuve de rapidité en matière de décisions. Dès le début, elle a imposé la fermeture du pays et a lancé le signal d’alerte maximal. Elle a également imposé à ceux qui arrivaient en Nouvelle-Zélande de s’auto-isoler. Plus aucun étranger n’avait ensuite la possibilité d’y rentrer. « La clarté et l’esprit de décision ont sauvé la Nouvelle-Zélande de la tempête« , explique Avivah Wittenberg-Cox. Au 17 avril, le pays ne comptait que 11 décès. Et pourtant, Jacinda Ardern a prolongé le confinement pour encore 14 jours.

Une mobilisation importante de moyens

D’autres dirigeantes ont également su mobiliser rapidement d’importants moyens pour lutter contre le Covid-19. Cela est notamment le cas de Katrín Jakobsdóttir, Première ministre de l’Islande, qui a offert des tests gratuits à tous les habitants du pays, alors que dans certains pays ces tests ont été limités « aux personnes présentant des symptômes« , rapporte Avivah Wittenberg-Cox. De plus, le pays a mis en place un système de suivi très poussé. Les établissements scolaires n’ont donc pas eu besoin de fermer leurs portes.

Sanna Marin, la présidente de la Finlande, a de son côté travaillé avec des influenceurs de réseaux sociaux qui ont été des agents clés dans la lutte contre la crise du Covid-19. Ceux-ci ont donc publié des informations concernant la gestion de l’épidémie.

Énormément d’empathie et d’attention

Enfin, les autres dirigeantes ont fait preuve de beaucoup d’empathie et d’attention envers leurs citoyens. Erna Solberg, Première ministre norvégienne, a utilisé la télévision afin de s’adresser aux enfants. Elle a donc répondu aux questions qu’ils se posaient et a pris le temps de leur expliquer pourquoi ils ont le droit d’avoir peur.

« Généralement, l’empathie et l’attention que toutes ces femmes dirigeantes ont communiquées semblent provenir d’un univers alternatif à celui auquel nous sommes habitués. C’est comme si leurs bras sortaient de leurs vidéos pour vous serrer dans une étreinte chaleureuse et affectueuse. Qui savait que les dirigeantes pouvaient ressembler à ça ? Maintenant nous le savons« , conclut Avivah Wittenberg-Cox.

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