Même aujourd’hui encore, le fait d’être une femme peut être un handicap dans de nombreux aspects de la société. Pour lutter contre cela, de nombreuses femmes et hommes ont lutté pour les droits des femmes dans ce que l’on appelle actuellement le mouvement féministe. Pionnière en matière de féminisme, découvrez l’histoire de Mary Astell, l’une des toutes premières féministes de l’histoire.

Mary Astell est largement considérée comme la première écrivaine féministe en Angleterre. Elle était passionnée par l’égalité en matière d’éducation pour les femmes. Elle a écrit au moins sept livres publiés à Londres et lus à grande échelle, suggérant des opportunités accrues en matière d’éducation et de carrière pour les femmes. Elle est notamment celle qui a influencé les Suffragettes dans leur mouvement.

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Women and the Enlightenment The #philosophes challenged many assumptions about government and society. But they often took a #traditionalviewtowardwomen. #Rousseau, for example, developed many #progressiveideas about education. However, he believed that a #girl’s education should mainly teach her how to be a #helpfulwife and #mother. Other #malesocialcritics #scolded women for reading novels because they thought it encouraged #idleness and #wickedness. Still, some male writers argued for more education for women and for women's equality in marriage. Women writers also tried to improve the status of women. In 1694, the English writer #MaryAstell published #ASeriousProposaltotheLadies. Her book addressed the lack of educational opportunities for women. In later writings, she used Enlightenment arguments about government to criticize the unequal relationship between men and women in marriage. She wrote, “If absolute sovereignty be not necessary in a state, how comes it to be so in a family? . . . If all men are born free, how is it that all women are born slaves?” During the 1700s, other women picked up these themes. Among the most persuasive was #MaryWollstonecraft, who published an essay called #AVindicationoftheRightsofWoman in 1792. In the essay, she disagreed with Rousseau that women’s education should be secondary to men’s. Rather, she argued that women, like men, need education to become #virtuous and #useful. Wollstonecraft also urged women to enter the male-dominated fields of medicine and politics. Women made important contributions to the Enlightenment in other ways. In Paris and other European cities, wealthy women helped spread Enlightenment ideas through social gatherings called salons. One woman fortunate enough to receive an education in the sciences was #EmilieduChâtelet. Du Châtelet was an aristocrat trained as a #mathematician and #physicist. By translating Newton’s work from Latin into French, she helped stimulate interest in science in France. #historywithted #history #fastfact #worldhistory #homeschool #publicschool #nerd #geek #blogger #socialchange

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Ses débuts dans la vie

Mary Astell est née le 12 novembre 1666 dans une famille de la classe moyenne à Newcastle upon Tyne, en Angleterre. Elle porte notamment le prénom de sa mère, Mary (Errington) Astell. Son père, Peter Astell, était cadre dans une entreprise de charbon. Il avait de fortes convictions religieuses en tant que conservateur royaliste anglican, ce qui influença Mary tout au long de sa vie et de son travail. Elle avait deux frères, mais seul son frère cadet, Peter, a survécu à l’enfance.

En tant que femme, Mary n’a reçu aucune éducation formelle, bien qu’elle ait reçu une éducation informelle de son oncle à l’âge de huit ans, un ex-pasteur du nom de Ralph Astell, dont les problèmes d’alcoolisme l’ont incité à se retirer de l’Église d’Angleterre. Bien que suspendu de l’Église, il était affilié à l’école philosophique basée à Cambridge qui s’appuyait sur des philosophes tels que Aristote, Platon et Pythagore. Le père de Mary Astell est mort quand elle avait douze ans, la laissant sans dot. Le reste de la famille ayant investi dans les études supérieures de son frère, Mary et sa mère ont déménagé pour vivre avec la tante de Mary.

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For #WomensHistoryMonth we’ve been sharing images of women with fascinating stories and historical contributions worth remembering. Just as important as their (often forgotten) faces are the voices of women of the past. Swipe to see three texts by key female thinkers. ~ ????‍???? In Mary Astell’s ‘A serious proposal…’, first published in 1694, the radical English philosopher and feminist proposed a new system of female education that would offer career opportunities besides those of nun or mother. Her system stirred the desire for equality in women of her generation and beyond. RARES 170 AS82 ~ ????‍⚖️ Mary Wollstonecraft’s ground-breaking feminist manifesto ‘A vindication of the rights of women’, first published in 1792, was a direct inspiration for the women’s suffrage movement. It argued passionately for social and political reform, shocking even some of Wollstonecraft’s radical friends. One prominent critic called her ‘a hyena in petticoats’, but the book was an immediate bestseller. RARES 305.4 W83V ~ ????‍⚕️ Scottish-born palaeobotanist and women’s rights campaigner Dr Marie Stopes founded the first contraception clinic in Britain. Her 1923 publication, ‘Contraception,’ was added to our collection the same year (you can see the different categories under which it was entered into the catalogue on the cards). At some stage the book was removed from open access and placed in a restricted section with other controversial titles. This reflects a broader social history of ideas and cultural change. ~ These texts feature in a special display in our ‘World of the book’ exhibition. Read more in our series of blog posts on women changing the world. (???? in bio). #whmslv #womeninhistory #creativewomen #womenempowerment #womeninspiringwomen #inspiringwomen #maryastell #marywollstonecraft #mariestopes #reproductiverights #womensrights #womensequality #feminism #feminists #feministliterature #feministwriters #femalewriters #womenwriters #suffrage

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Ses débuts en tant qu’écrivaine

Après la mort de sa mère et de sa tante en 1688, Astell s’installa à Chelsea, à Londres, au début de sa vingtaine. C’est ainsi à Londres qu’elle eut la chance de faire connaissance avec un cercle de femmes littéraires et influentes dont Lady Mary Chudleigh, Elizabeth Thomas, Judith Drake, Elizabeth Elstob et Lady Mary Wortley Montagu. Cela a grandement contribué au développement et à la publication de son travail.


NE S’ÉTANT JAMAIS MARIÉE, MARY ASTELL A SURTOUT VÉCU AVEC SES AMIES, NOTAMMENT AVEC LADY CATHERINE JONES.

Elle était entrée également en contact avec l’archevêque de Canterbury, William Sancroft, connu pour ses œuvres de bienfaisance. Sancroft avait décidé d’assister financièrement Astell ; et c’était également celui qui la présenta à son futur éditeur. D’ailleurs, Mary Astell a écrit un recueil de poèmes à Sancroft, pour le remercier de son aimable aide. Par ailleurs, elle a également pu poursuivre ses études avec beaucoup de zèle à Londres. C’est notamment sa passion pour les études qu’elle a poursuivies qui a influencé son désir de promouvoir l’éducation pour les femmes.

Ainsi, en 1694, Mary Astell a publié son premier livre intitulé : « A Serious Proposal to the Ladies » (Une proposition sérieuse pour les dames). Dans ce livre, elle affirme que les femmes ont les mêmes capacités intellectuelles et morales que les hommes, qu’elles méritent également d’être éduquées, et qu’elles doivent s’émanciper des coutumes sociales vaines et insensées. Toujours dans la poursuite de la réalisation des idées qu’elle a présentées dans son livre, Astell a proposé la création d’une académie d’enseignement réservée aux femmes.

Une féministe qui n’hésite pas à s’exprimer malgré la répression

En 1700, Mary publia un autre ouvrage : « Some Reflections upon Marriage » (Quelques réflexions sur le mariage). Dans son livre, elle met les femmes en garde, en prose spirituelle, contre les dangers pour celles qui ont reçu une mauvaise éducation et qui vivent dans un mariage inégal. Elle a ainsi exhorté les femmes à faire de meilleurs choix matrimoniaux, car une disparité d’intelligence et de personnalité peut conduire à la misère. Selon Mary Astell, le mariage devrait être fondé sur une amitié durable plutôt que sur une attraction éphémère.

Influencée par Descartes, Mary Astell était connue pour sa capacité à débattre librement avec les hommes et les femmes, et en particulier pour ses méthodes novatrices de négociation de la position des femmes dans la société en engageant un débat philosophique plutôt que de fonder ses arguments sur des preuves historiques. Elle a pris une part active aux débats politiques, religieux et philosophiques du moment, y compris à ceux de John Locke, qui se demandaient si la connaissance venait des sens ou de Dieu.


MARY ASTELL N’A JAMAIS PUBLIÉ SES ŒUVRES SOUS SON PROPRE NOM. SES ŒUVRES ONT ÉTÉ PUBLIÉES SOIT ANONYMEMENT, SOIT SOUS LES PSEUDONYMES DE TOM SINGLE OU DE M. WOOTON.

Par la suite, elle s’est retirée de la vie publique en 1709. Astell fonda également une école de charité pour filles au Royal Hospital à Chelsea pour la propagation de la connaissance chrétienne. Elle organisa elle-même le programme de l’école avec le soutien financier probable de ses protectrices, Lady Catherine Jones et Lady Elizabeth Hastings. À l’âge de soixante ans, elle fut invitée à vivre avec Lady Jones, où elle résida jusqu’à sa mort. En mai 1731, Mary Astell mourut d’un cancer du sein. Elle aurait passé ses derniers jours en isolement volontaire dans une pièce à côté de son propre cercueil.

Après sa mort, le nom de Mary Astell a continué à susciter respect et admiration, quoique source de sentiments mitigés. Astell était un modèle important et une source d’inspiration pour d’autres femmes écrivaines et intellectuelles du XVIIIe siècle, telles que Lady Mary Wortley Montagu, Lady Mary Chudleigh, Elizabeth Elstob, Elizabeth Thomas, et Sarah Chapone. En tant que l’une des premières auteures anglaises de la diffusion en masse de ce mouvement que l’on appelle maintenant l’analyse féministe, son influence sur l’histoire du mouvement des femmes anglophones est inestimable.

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