© Alex Boersma/PNAS

Les Megaladapis edwardsi ou lémuriens koalas sont des lémuriens qui pouvaient atteindre la taille d’un humain. Aujourd’hui éteint, ce grand lémur vivait autrefois sur l’île de Madagascar. En procédant à l’analyse de son ADN, les scientifiques ont découvert de nouvelles informations sur son mode de vie.

Il pouvait mesurer jusqu’à 1,5 mètre

Suite à la découverte d’un fossile très bien préservé, les scientifiques ont pu séquencer le génome du lémurien koala ou Megaladapis edwardsi. L’étude a été publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences. Il s’agit d’une espèce de lémurien qui pouvait mesurer jusqu’à 1,5 mètre (la taille des lémuriens actuels varie de 10 à 70 centimètres environ) et qui s’est éteinte sur l’île de Madagascar il y a plus de 500 ans.

Le lémurien koala était un lémurien unique en son genre. Son corps était trapu et bâti comme celui du koala moderne. Il pouvait peser jusqu’à 80 kilogrammes et sa longueur pouvait atteindre le mètre et demi. Ses bras étaient plus longs que ses jambes, qui pouvaient s’écarter de manière à pouvoir s’appuyer alternativement sur les branches d’arbres.

Comme l’ADN ancien ne se conserve généralement pas bien dans les climats tropicaux et subtropicaux, les scientifiques avaient auparavant très peu d’informations sur ce lémurien éteint. Cependant, des chercheurs ont récemment trouvé une mâchoire de lémurien koala vieille de 1 475 ans pourvue de matériel génétique viable. Cela leur a permis d’en savoir plus sur l’animal.

Un proche cousin du lémur à front rouge ?

En comparant l’ADN trouvé avec ceux des lémuriens modernes, dont ceux des lémuriens à front roux (Eulemur rufifrons) et les lémuriens belettes (Lepilemur mustelinus), les scientifiques ont découvert qu’il se rapprochait plus du lémur à front rouge. Or, une analyse préalable de crânes et de dents de plusieurs lémuriens koalas suggérait qu’ils étaient des parents proches des lémuriens belettes.

« Cela signifie que la similitude des traits squelettiques et dentaires entre Megaladapis et Lepilemur fait probablement partie de leur adaptation à un régime alimentaire et à un habitat/pressions écologiques similaires », a expliqué Stephanie Marciniak, chercheuse postdoctorale au département d’anthropologie de l’université de Pennsylvanie.

En comparant l’ADN du lémurien koala à ceux de 47 animaux qui n’étaient pas des lémuriens, les scientifiques ont également découvert qu’il se nourrissait probablement de feuilles, comme les singes colobes au nez retroussé (Rhinopithecus roxellana) et les chevaux (Equus caballus).

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