Retour sur le succès de The Legend of Zelda, une saga devenue iconique

Retour sur le succès de The Legend of Zelda, une saga devenue iconique

Depuis trois décennies, Link, le petit bonhomme à la tunique verte, à la chevelure blonde et aux oreilles pointues, sauve la princesse Zelda des griffes des forces du mal sur les consoles Nintendo. Retour sur la saga mythique de Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka qui est entrée au panthéon du jeu vidéo.

Des personnages emblématiques

Link et Zelda sont avant tout des personnages archétypaux, consensuels et sans grand relief correspondant au fond culturel de la fantasy traditionnelle. Link est d’autant plus lisse que chacun doit pouvoir s’identifier à lui. Toutefois, au fil des trois décennies et des 19 titres de la licence, les personnages se sont dotés d’un passé et de personnalités donnant d’avantage corps aux intrigues.

Link, un héros sans peur et sans reproche

Que ce soit en version adulte ou enfant, Link, le protagoniste emblématique et incontesté de la saga Zelda, incarne un idéal héroïque. L’élu des déesses symbolise toutes les valeurs chevaleresques comme le courage, l’abnégation et la loyauté envers son royaume d’Hyrul, sa princesse et ses habitants. Tantôt juvénile, tantôt adulte, il traverse le royaume en tous sens pour mener à bien sa quête et restaurer la paix. Il combat les forces du mal et protège les plus faibles comme dans Minish Cap, à la manière des chevaliers des chansons de gestes du Moyen Âge. Du chevalier, il brandit l’épée et le bouclier réputé indestructible.

 

L’ÉLU DES DÉESSES SYMBOLISE TOUTES LES VALEURS CHEVALERESQUES

Son allure générale de blondinet aux oreilles pointues et sa tunique verte, ainsi que sa proximité avec la nature, font indubitablement penser aux elfes sylvestres. Il est souvent accompagné d’une ou plusieurs petites fées – Navi, Ciela, etc… – qui l’aident dans ses quêtes et témoignent de sa qualité de personne spéciale.

 

Zelda, de princesse en détresse à actrice de son destin

Dans les premiers épisodes, Zelda, nommée ainsi en hommage à l’épouse de Francis Scott Fitzgerald, est l’archétype même de la jeune demoiselle en détresse totalement attentiste, un peu à l’image de Peach dans Mario. Dans trois jeux : Link’s Awakening, The Legend of Zelda : Tri Force Heroes et Majora’s Mask, la princesse n’a pas de véritable rôle et n’apparaît que sous forme de rêve ou de flash-back.

Elle connaît ses devoirs et ses responsabilités en tant que princesse et les assume, même dans les plus sombres moments de Twilight Princess. À chaque épisode, son personnage s’étoffe d’avantage.

Des environnements multiples

Plusieurs mythologies et cultures se mêlent dans The Legend of Zelda pour former un jeu à l’ambiance bien particulière qui transporte les joueurs.

La grande force de la saga Zelda est de proposer un univers enchanteur et dépaysant où vivent de nombreux peuples, souvent sympathiques.

Tout est réuni pour faire de chaque aventure un moment épique à travers des temples maudits, des forêts sombres, des petits villages animés, des cavernes, un bateau fantôme ou des contrées en ruines. Shigeru Miyamoto a rapporté que cet univers verdoyant de forêts, de campagnes et de grottes était inspiré des paysages de son enfance près de Kyoto.

Le royaume d’Hyrule est porté à son paroxysme dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild et son vaste monde ouvert, si plaisant à explorer.

La musique de Kôji Kondô

La musique tient une grande place dans l’univers de Zelda et rencontre un vif succès parmi les fans. Le thème principal, créé par Kôji Kondô pour le premier épisode, est devenu culte et reste encore aujourd’hui utilisé dans chaque opus.

Mais plus encore, la musique est directement présente dans le jeu pour résoudre des énigmes. Dans Ocarina of Time, le joueur doit même, pour la première fois, jouer lui-même de la musique via la manette.

Un gameplay étoffé

La base du scénario est souvent similaire, tout comme le déroulement des quêtes principales. Ce vétéran des jeux d’action-aventure propose des phases d’explorations, de résolutions d’énigmes et de combats en alternance. À part quelques exceptions notables, comme The Legend of Zelda et Breath of the Wild, le monde se dévoile peu à peu, attisant la curiosité du joueur. Outre une quête principale déjà complète, de nombreuses quêtes secondaires s’ajoutent à l’intrigue.

Si la personnalité de Link évolue assez peu au fil de la saga, ce n’est pas le cas de ses capacités et aptitudes : arrêter le temps, passer en 2D sur les murs pour contourner les obstacles, lancer un boomerang, des bombes, tirer des flèches…

Des scénarii profonds

Le succès du jeu tient également à la profondeur scénaristique, aux nombreux retournements de situations et aux étonnantes rencontres qui ponctuent les intrigues. La saga alterne entre l’univers de l’enfance où le danger est contre-balancé par l’humour et la candeur de Link, et les épisodes plus adultes abordant des thématiques plus tragiques et sombres avec pour point d’orgue Twilight Princess.

Initialement baigné de références classiques de la fantasy Occidentale, The Legend of Zelda s’est construit sa propre mythologie. Entre éléments récurrents devenus références pour des millions de joueurs et nouveautés scénaristiques et de gameplay apportés par chaque épisode de la saga, la franchise parvient à se réinventer sans cesse avec plus ou moins de facilité.

Un design pour chaque épisode

Autre point remarquable, chaque jeu ou presque est caractérisé par son propre design. Que ce soit dans The Minish Cap, dans Phantom Hourglass, Majora’s Mask, Ocarina of Time, Twilight Princess ou encore Breath of the Wild, les graphismes tout comme le design des personnages sont bien particuliers et diffèrent des autres épisodes. Parfois cartoon, parfois réaliste ou dans un style plus graphique, l’ensemble est pourtant très cohérent.

THE LEGEND OF ZELDA EST DÉSORMAIS ANCRÉ DANS LA CULTURE POPULAIRE

Pour conclure, la saga The Legend of Zelda, du fait de ses nombreuses qualités et de sa capacité à agréger une vaste communauté, a reçu de nombreux prix et récompenses. Ainsi, le dernier opus en date, Breath of the Wild est considéré comme le meilleur jeu de l’année 2017. Ocarina of Time, qui a reçu le premier score parfait de 40/40 du Famitsu, est pour sa part souvent cité comme le meilleur jeu vidéo jamais créé. En 30 ans et près de 90 millions de copies vendues, la saga The Legend of Zelda est largement passée dans la culture populaire. Un grand nombre de produits dérivés ont été développés et sont aujourd’hui présents dans la vie de tous les jours.

Le Dragonnier de Socotra est une plante qui produit une résine de couleur rouge sang.

— @DailyGeekShow