Des fouilles récentes menées en Israël apportent un éclairage inédit sur le sanctuaire des Hébreux. En effet, la découverte d’une structure monumentale relance aujourd’hui le débat scientifique sur la localisation de cet édifice sacré.

Ancien temple itinérant : le plan d’une structure mystérieuse prend forme
Récemment, la huitième saison de fouilles s’est achevée à Tel Shiloh. Ainsi, les archéologues ont pu exhumer le flanc sud d’un vaste bâtiment antique. Ce mur s’oriente d’est en ouest. De ce fait, il aide à reconstituer la silhouette d’un édifice semblable aux descriptions de la Bible.
Sur place, l’équipe du Dr Scott Stripling étudie précisément cette orientation pour l’Associates for Biblical Research. Or, ce plan correspond parfaitement aux récits du Tabernacle. Ce temple portatif abritait l’Arche de l’Alliance avant la fondation de Jérusalem.
Des artéfacts rituels qui confirment la vocation sacrée du site
Au-delà des murs, les chercheurs ont découvert de nombreux objets rituels. En effet, ils ont extrait du sol des cornes d’autel très bien conservées. Ces éléments servaient directement lors des sacrifices décrits dans les textes bibliques.
Des décors en forme de grenades en céramique rappellent ainsi les ornements des vêtements sacerdotaux anciens. De plus, l’équipe a retrouvé des coquilles de murex. Ces coquillages servaient à fabriquer les teintures bleues et violettes réservées au clergé.
Les secrets défensifs de la porte nord se dévoilent peu à peu
Les récentes investigations n’éclairent pas seulement le pôle spirituel de la ville antique. En outre, les scientifiques ont fouillé les fortifications de Tel Shiloh. Ils ont ainsi dégagé un monumental système d’accès situé au nord.
Cette entrée fortifiée révèle une porte à axe coudé entourée de salles de garde. Certes, cette structure évoque le récit biblique du prêtre Éli. Cependant, sa découverte ne constitue pas une preuve historique directe de cet épisode.
Une histoire cananéenne révélée sous les vestiges israélites
Les archéologues ont également creusé plus profondément dans la zone D. Alors, ils ont atteint des couches d’occupation très anciennes. Ils y ont découvert trois jarres intactes de l’âge du Bronze moyen.
Deux récipients contenaient des olives carbonisées, tandis que le dernier abritait du blé. Désormais, des analyses au carbone 14 vont aider à dater cette destruction. Ainsi, l’équipe pourra mieux documenter la période cananéenne du site.
Par Eric Rafidiarimanana, le
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