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Actuellement, le cancer du sein est devenu le cancer le plus répandu dans le monde, surpassant le cancer du poumon et faisant le plus de victimes parmi les patientes atteintes du cancer dans de nombreux pays. Parmi les causes pouvant entraîner le cancer figurent les facteurs liés au mode de vie, notamment la consommation d’alcool et le surpoids. Mais les chercheurs ont découvert un nouveau facteur de risque dans deux études distinctes publiées en 2020.

Les femmes ménopausées plus exposées au cancer du sein ?

La première étude a été menée depuis 1997 sur 33 780 femmes suédoises. Elle a montré que celles qui buvaient environ 300 millilitres de lait de vache par jour – environ une grande tasse – avaient un tiers plus de risques de développer le cancer du sein que celles n’en buvant pas.

La seconde étude, qui s’est étendue sur huit ans et qui a été menée aux États-Unis, a révélé que la consommation de la même quantité de lait augmentait les risques de cancer du sein de 50 % par rapport aux femmes qui n’en buvaient que très peu.

A noter également que ces risques étaient liés aux femmes ménopausées qui avaient développé un cancer du sein avec récepteurs hormonaux positifs, et particulièrement sensibles à l’action des oestrogènes.

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Les produits laitiers fermentés n’augmenteraient pas les facteurs de risque

Pour comprendre la relation du lait de vache avec le risque de cancer du sein, les chercheurs ont voulu connaître les mécanismes qui se produisent dans le corps. Il faut effectivement savoir que le lait de vache contient naturellement des stimulants pour la croissance et la division des cellules. Ces stimulants augmentent les niveaux de l’IGF1, un facteur de croissance analogue à l’insuline 1.

Les études ont effectivement montré que les niveaux élevés d’IGF1 sont fortement impliqués dans l’augmentation du risque du cancer du sein. Néanmoins, quant à savoir si les produits laitiers représentent tous un facteur de risque, les chercheurs ont découvert que les produits laitiers fermentés, tels que le fromage et le yaourt, n’ont pas augmenté les risques de développer ce cancer. Les chercheurs pensent que les facteurs stimulant l’IGF1 présents dans le lait disparaissent lors de la fabrication du fromage et du yaourt, rapporte Independent.

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Le lait ne serait pas le seul à mettre en cause dans le développement des cellules cancéreuses

Ainsi, l’IGF1 n’est pas le seul impliqué dans l’accroissement des risques de développer le cancer du sein. Plus précisément, ce seraient les oestrogènes qui amplifient considérablement la capacité à stimuler la croissance cellulaire. Les oestrogènes et l’IGF1 sont ainsi étroitement liés dans la transformation des cellules mammaires en cellules cancéreuses. Malgré tout, Richard Hoffman, le maître de conférences associé en biochimie nutritionnelle à l’université du Hertfordshire, prévient que le lait ne peut pas être le seul aliment à causer le cancer du sein. Selon lui, c’est un ensemble de facteurs de risques rajoutés aux taux élevés d’oestrogène et d’IGF1 qui créent les cellules cancéreuses.

En tout cas, si les facteurs entraînant le cancer du sein sont encore à déterminer dans des études ultérieures plus approfondies, certaines actions permettraient de se protéger du cancer comme l’activité physique et un régime alimentaire doté d’aliments contenant des phytoestrogènes, des substances qui bloquent l’action des oestrogènes. Les femmes suivant un régime méditerranéen présenteraient ainsi un risque plus faible de cancer du sein.

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