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La comparaison des tests cognitifs et de scans cérébraux de milliers d’enfants a révélé que ceux qui jouaient régulièrement aux jeux vidéo obtenaient globalement de meilleurs résultats et présentaient également une activité neuronale plus importante dans les régions cérébrales associées.

Des résultats surprenants

Si l’influence négative des jeux vidéo sur le bien-être et le développement de l’enfant est régulièrement mise en avant, un nombre croissant de recherches montrent que leurs effets sont complexes et multidimensionnels. Publiée dans la revue JAMA Network Open, la nouvelle étude s’est penchée sur l’impact cognitif et neurobiologique d’une pratique régulière chez 2 000 enfants âgés de 9 et 10 ans.

Les données utilisées provenaient du projet Adolescent Brain Cognitive Development (ABCD), impliquant le suivi d’une dizaine de milliers de sujets de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. L’échantillon étudié était composé de 1 200 enfants ayant déclaré ne jamais jouer à des jeux vidéo, et de 800 dont le temps de jeu quotidien moyen était de trois heures.

Il s’est avéré que les enfants jouant régulièrement aux jeux vidéo obtenaient de meilleurs résultats aux tests cognitifs évaluant leur capacité à contrôler les comportements impulsifs et à mémoriser des informations, tandis que la comparaison des données d’imagerie cérébrale par IRMf (fournis pour l’ensemble des participants) a révélé une plus grande activité neuronale dans les régions associées à la mémoire et à l’attention.

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Mieux cerner l’impact des jeux sur le cerveau des enfants et adolescents

« De nos jours, de nombreux parents s’inquiètent des effets des jeux vidéo sur la santé et le développement de leurs enfants, et comme ces jeux continuent de proliférer chez les jeunes, il est crucial que nous comprenions mieux l’impact positif et négatif que ces jeux peuvent avoir », souligne Bader Chaarani, auteur principal de la nouvelle étude.

Le chercheur souligne que la cohorte analysée sera à nouveau testée au cours des prochaines années, afin de déterminer si les différences cognitives entre joueurs et non-joueurs persistent, augmentent ou diminuent.

À noter qu’en mai dernier, l’examen sur une période de deux ans des données de plus de 5 000 sujets participant à l’étude ABCD avait conduit à la mise en évidence d’une augmentation du quotient intellectuel (QI) d’environ 2,5 points chez ceux dont le temps de jeu était supérieur à la moyenne.

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