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— H_Ko / Shutterstock.com

Par l’intermédiaire de son compte X, Elon Musk a annoncé une avancée majeure pour sa société Neuralink, avec la pose d’un premier implant cérébral sur un humain.

Un jalon majeur

Aussi appelé « interface cerveau-machine », l’implant cérébral en question vise à offrir à son porteur la possibilité de contrôler des appareils à distance, en utilisant uniquement la pensée. Si l’objectif « officiel » de la société américaine est d’aider les personnes paralysées à communiquer et à se déplacer plus facilement, une telle technologie ouvre également la voie à des applications plus farfelues et inquiétantes, telles que la communication de cerveau à cerveau ou la digitalisation de la conscience.

Le programme PRIME (Precise Robotically Implanted Brain-Computer Interface) avait été approuvé l’an passé par l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA). D’une durée de six ans, celui-ci vise à évaluer la sûreté de l’implant cérébral, dont les fils ultra-fins ont été connectés chirurgicalement au cortex moteur d’un premier patient humain par un robot il y a quelques jours.

Selon Musk, cette grande première a été couronnée de succès. « Le premier humain à avoir reçu un implant Neuralink se remet bien », précise son tweet. « Les premiers résultats montrent une détection prometteuse des pics neuronaux. »

La controversée Neuralink

L’annonce intervient peu de temps après que Neuralink a été condamnée à une amende pour avoir enfreint les règles régissant le transport de matières dangereuses. Lors d’inspections de ses installations au début de l’année dernière, des fonctionnaires du ministère des Transports avaient en effet constaté que certains produits chimiques à risque étaient mal conditionnés.

Depuis le début des essais précliniques, la société a également été régulièrement accusée de cruauté envers les animaux. Selon les plaintes déposées par le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), des macaques auraient développé de graves infections (gonflement du cerveau notamment) et souffert de paralysie, de convulsions et de dépression suite à la pose du dispositif.

En conséquence, plusieurs d’entre eux auraient été euthanasiés, ce que Musk a publiquement nié, expliquant « qu’aucun animal n’était mort à cause d’un implant Neuralink ».

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