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En 2017, un énorme glacier s’est détaché de l’Antarctique. Depuis ce jour, cet iceberg se déplace lentement mais sûrement, et les experts craignent une collision avec la Géorgie du Sud, une île britannique. Si un tel évènement devait se produire, ce serait une catastrophe écologique de grande ampleur.

Un risque écologique important même en l’absence de collision

Un iceberg qui s’est détaché de la pointe de l’Antarctique il y a près de trois ans pourrait être sur une trajectoire de collision avec la pointe de l’Amérique du Sud. Si le morceau de glacier percute effectivement l’île britannique menacée par la collision, cela pourrait dévaster les colonies de manchots et d’otaries qui y vivent, ont déclaré les scientifiques du British Antarctic Survey (BAS). Les manchots et les otaries ne sont pas les seuls êtres vivants menacés par le gigantesque bloc de glace.

« L’iceberg va causer des ravages au fond de la mer en récurant les communautés des fonds marins d’éponges, d’étoiles cassantes, de vers et d’oursins, réduisant ainsi la biodiversité », a expliqué Geraint Tarling, écologiste du BAS, dans un communiqué. À noter que les eaux proches de l’île font partie de l’une des plus grandes zones marines protégées du monde. À titre de comparaison, la zone abrite plus d’espèces marines que les Galapagos. Si l’iceberg entre en collision avec l’île britannique et détruit les animaux de la région, ce sera une catastrophe écologique très importante, dans la mesure où ces êtres vivants stockent beaucoup de carbone.

Tout ce carbone sera potentiellement libéré dans l’atmosphère si la catastrophe se produit. À noter que l’iceberg, nommé A-68A, mesure maintenant 150 kilomètres de long, 48 kilomètres de large et 200 mètres d’épaisseur. À titre de comparaison, l’iceberg a environ la taille de la Jamaïque. Depuis qu’il s’est détaché de la banquise Larsen C de l’Antarctique en 2017, le morceau de glace a dérivé d’environ 1 400 kilomètres vers le nord, à travers une zone connue sous le nom de « allée des icebergs ». Actuellement, l’iceberg se trouve à environ 75 kilomètres de la Géorgie du Sud.

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Des robots déployés afin d’essayer de limiter les dégâts      

Afin de mieux appréhender le déplacement de l’iceberg, deux engins submersibles seront déployés par le BAS, a rapporté Live Science. Les deux robots de 1,5 mètre passeront près de quatre mois à collecter des données sur la salinité, la température et la chlorophylle de l’eau de mer aux alentours de l’iceberg. L’équipe mesurera aussi la quantité de plancton dans l’eau et comparera ses résultats avec des études océanographiques et des études sur la faune de la région. L’équipe de chercheurs du BAS étudiera également l’impact de la fonte de l’eau douce qui compose le glacier sur l’écosystème marin local.

Si les robots ne pouvaient pas aider à arrêter la progression de l’iceberg, ils aideraient les scientifiques à surveiller les changements qui se produiront dans les fonds marins au fur et à mesure que le morceau de glace se déplacera. En rassemblant diverses informations sur l’évolution de la catastrophe, les scientifiques espèrent pouvoir réagir à temps et correctement pour limiter les dégâts. Outre l’impact écologique, le morceau de glace doit également être surveillé, car il risque d’obstruer les voies de navigation du pays, a rapporté Independent. En effet, au fur et à mesure que l’iceberg se désagrégera, il se divisera en d’innombrables petits blocs de glace qui pourraient bloquer les voies navigables.

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