6 histoires incroyables et méconnues qui mériteraient une adaptation au cinéma

6 histoires incroyables et méconnues qui mériteraient une adaptation au cinéma

Si le cinéma hollywoodien nous propose régulièrement des biopics de personnages ayant marqué leur époque et des reconstitutions historiques à gros budget, de nombreuses histoires incroyables n’ont encore jamais été adaptées sur grand écran. De la première femme transgenre des États-Unis à la grande épidémie de grippe qui frappa le monde en 1918, voici 6 histoires méconnues qui mériteraient assurément une adaptation cinématographique.

Le GI devenu la première célébrité transgenre

L’EX-GI DEVIENT UNE RAVISSANTE BLONDE

Née George William Jorgensen, Christine Jorgensen était la première femme transgenre américaine devenue célèbre suite à son opération de changement de sexe. Après un bref passage dans l’armée en 1945, elle obtient une autorisation spéciale pour subir ce type d’opération au Danemark en 1951. Dès son retour aux États-Unis l’année suivante, son incroyable histoire parue dans le New York Daily News sous le titre de « L’ex-GI devenu une ravissante blonde » fait rapidement le tour du pays. »

Christine écrit sur sa vie et devient rapidement une figure trans éminente. Elle participe à de nombreuses émissions de radio et talk-shows, et donne de nombreuses conférences dans les universités du pays où elle parle de ses combats et de sa vie de femme trans. Actrice et chanteuse accomplie, elle est aussi connue pour ses traits d’esprit. Quelques mois avant sa mort en 1989, Jorgensen déclare qu’elle a donné à la révolution sexuelle « un bon coup de pied aux fesses ».

Si un film indépendant a déjà été réalisé sur la vie de Jorgensen, et que le célèbre Ed Wood a tenté d’exploiter son histoire dans « Glen or Glenda », cette figure historique particulièrement inspirante mériterait assurément un biopic hollywoodien.

Le héros de guerre et président des États-Unis devenu prix Nobel de la paix

FERVENT PARTISAN DE LA GUERRE, IL OBTIENT LE PRIX NOBEL DE LA PAIX

Théodore Roosevelt était probablement l’un des présidents les plus emblématiques que l’Amérique ait connu. Naturaliste, historien et homme politique, il était aussi un héros de guerre et l’un de ses plus fervents partisans. Ce qui ne l’a pourtant pas empêché d’obtenir le prix Nobel de la paix pour ses travaux concernant le Traité de Portsmouth, où il invita les délégations russes et japonaises à résoudre le conflit qui opposait les deux nations par la voie diplomatique.

Roosevelt était aussi un aventurier intrépide. Après avoir quitté la présidence du pays en 1908, il voyage en Afrique et réalise des recherches pour le compte de la Smithsonian Institution, en tuant et capturant près de 10.000 animaux qu’il décrit et répertorie patiemment, et parcourt également le bassin amazonien. Alors qu’il fait campagne pour la présidence de 1912, il est victime d’une tentative d’assassinat et poursuit son discours malgré sa grave blessure. La balle restera logée dans sa poitrine jusqu’à sa mort, sept ans plus tard.

Un physicien autrichien débarque en Californie au début du 20e siècle

Il est toujours passionnant de connaître les observations d’un étranger lorsqu’il découvre un nouveau pays et une nouvelle culture, et les carnets de voyage de Ludwig Boltzmann mériteraient assurément une adaptation cinématographique. Si le récit de ce physicien autrichien ayant étudié à l’Université de Berkeley en Californie au tout début du 20e siècle peut sembler plutôt commun au premier abord, le sens du détail et la spiritualité dont il fait preuve dans ses écrits restent exceptionnels.

L’UN DES SCIENTIFIQUES LES PLUS CHARISMATIQUES DE L’ÉPOQUE

Remplis d’anecdotes amusantes, de tranches de vie touchantes et de portraits sidérants dépeignant à merveille l’Amérique du début du siècle, les carnets de Boltzmann, réputé pour être l’un des scientifiques les plus charismatiques de l’époque, constitueraient la base parfaite pour un script hollywoodien. Figure complexe et inspirante, l’autrichien connaitra une fin particulièrement tragique et se suicidera en 1906, certains historiens estimant qu’il souffrait de troubles bipolaires.

L’histoire du premier new-yorkais non-natif américain

Illustration représentant deux indiens algonquiens vers 1600

IL EST LE PREMIER NON-NATIF AMÉRICAIN À S’INSTALLER SUR L’ÎLE DE MANHATTAN

Si plusieurs pans de l’histoire américaine ont déjà été adaptés au cinéma, certaines périodes et figures historiques restent encore injustement délaissées. Juan Rodriguez est l’une de celles-ci, lui qui est considéré par les historiens comme le premier immigrant non-natif américain à avoir vécu à Manhattan au début du 17e siècle. D’où venait-il ? Comment vivait-il ? Pourquoi a-t-il décidé de rester ? Voici des questions passionnantes auxquelles un film pourrait répondre.

Originaire de Saint-Domingue, ce marchand débarque sur l’île de Manhattan en 1613. Alors que l’équipage du navire hollandais se prépare à retourner en Europe, Rodriguez décide contre toute attente de rester et partage la vie des tribus algonquiennes locales. Descendant de colons européens, il est aussi le premier hispanique possédant du sang africain à mettre les pieds à Manhattan. Les historiens estiment qu’il a rapidement tissé des liens forts avec les natifs américains, et qu’il a vécu confortablement à leurs côtés jusqu’à sa mort.

Les oubliés de la Révolution américaine

Statue représentant Sybil Lundington sur sa monture

HAMILTON DÉSIGNE LES PERSONNES DE COULEUR COMME LES VÉRITABLES PÈRES FONDATEURS DE LA NATION

Si la Révolution américaine a été souvent adaptée sur grand écran, certaines figures historiques de l’époque ont été injustement oubliées. Parmi elles, on retrouve notamment Alexander Hamilton intellectuel et officier militaire américain ayant été le premier à désigner les personnes de couleur comme les véritables Pères fondateurs de la nation. Sans oublier Sybil Ludington, âgée de seulement 16 ans à l’époque, qui avait chevauché toute la nuit du 26 avril 1777 pour alerter les forces coloniales américaines de l’approche des forces britanniques.

On peut aussi citer James Armistead Lafayette, esclave afro-américain devenu agent double durant la révolution, ou le gouverneur et général Bernardo de Galvez, qui créa une milice d’amérindiens, libéra des esclaves afro-américains et combattit sans relâche les forces britanniques. Une reconstitution historique mettant en lumière ces héros injustement oubliés de la révolution américaine permettrait d’aborder cet évènement sous un jour entièrement nouveau.

La terrible épidémie de grippe de 1918

Des victimes de la grippe espagnole évacuées sur des civières

Plus connue sous le nom de Grippe Espagnole, cette forme particulièrement virulente et contagieuse a touché le monde de 1918 à 1919. Les historiens estiment que cette pandémie a fait jusqu’à 100 millions de morts à travers le monde. Un triste record qui éclipse complètement les 34 millions de morts de la peste noire. En quelques mois, la pandémie a fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale.

EN QUELQUES MOIS, LA GRIPPE ESPAGNOLE A FAIT PLUS DE VICTIMES QUE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

La progression du virus est foudroyante : des foyers d’infection sont localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de trois mois, et de part et d’autre des États-Unis en sept jours seulement. En France, deux voire trois vagues se succèdent, semblant liées au développement des transports par bateau et rail notamment, et plus particulièrement au transport de troupes en ces temps de conflit mondial. Il reste assez incompréhensible qu’un évènement historique aussi terrible n’ait toujours pas bénéficié d’une adaptation cinématographique.

Injustement boudées par Hollywood, ces six histoires nous prouvent que le cinéma est encore loin d’avoir exploré toutes les possibilités en matière de reconstitutions historiques et de biopics particulièrement inspirants. Pour aller plus loin, découvrez aussi l’incroyable destin de C.J. Walker, fille d’esclaves devenue la première femme millionnaire des États-Unis, dont l’adaptation cinématographique serait à l’étude.

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout.

— Albert Camus