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Chaque année, l’association GLAAD dévoile la représentation des personnages issus de la communauté LGBTQ+ dans les médias. En 2019, ils ne représentaient que 18,6 % des films de studios.

Une représentation encore trop minime

On savait que la représentation des minorités à Hollywood était minime. Souvent sujets à controverse (par exemple, “Oscars So white” en 2016), les films hollywoodiens sont critiqués pour leur manque d’ouverture d’esprit. Depuis plusieurs années en effet, des voix s’élèvent pour demander plus de représentation des minorités. Cela passe par l’origine ou encore l’orientation sexuelle. C’est cette dernière que l’association GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) défend chaque année. 

Fondée en 1985, elle est chargée de veille médiatique sur la représentation et les discriminations de la communauté LGBTQ+ dans les médias. Elle vient de rendre son compte-rendu de 2019. Pour ce faire, l’association s’est penchée sur le cinéma mainstream (grand public). Elle s’est donc focalisée sur les huit plus gros studios d’Hollywood que sont The Walt Disney Studios, Warner Bros., Universal Pictures, Sony Pictures, Paramount Pictures, Lionsgate, STX Films et Les Artistes associés (United Artists Releasing). 

Selon son baromètre, du 1er janvier au 31 décembre 2019, 22 personnages issus de la communauté LGBTQ+ sont apparus dans les 118 films réalisés par les studios précédemment cités. Un maigre reflet de la société sous-représentée au cinéma selon la présidente de GLAAD, Sarah Kate Ellis : « Bien que nous ayons une évolution constante de la représentation LGBTQ+ à la télévision ces dernières années, les films mainstream continuent de prendre du retard », note-t-elle.

Même si l’étude souligne que les personnages gays sont mieux mis à l’honneur que les personnages trans par exemple, l’association déplore néanmoins un chiffre faible. 18,6% des personnages seraient issus de la communauté LGBTQ+ au total. 

Les studios pointés du doigt

Avec chiffres et pourcentages à l’appui, l’association n’hésite pas à pointer du doigt les studios mauvais élèves. Sony Pictures, Universal Pictures ou encore Warner Bros. se retrouvent sous la barre des 20 %. The Walt Disney Studios arrivant tout juste à 21 % de représentation de personnages LGBTQ+ dans ses productions. Le studio STX Films se fait remarquer par l’absence totale de ces personnages avec 0 %.

Les studios Lionsgate, Paramount et Les Artistes associés sont en revanche félicités pour leurs efforts puisque leurs productions dépassent la barre des 25 % de représentation. Autre détail qui a son importance, le temps d’écran de ces personnages. D’après l’étude, si les personnages gays ou lesbiens ont un temps d’écran inférieur à leurs homologues hétérosexuels, ils apparaissent moins de dix minutes à l’écran. « […] plus de la moitié de tous les personnages LGBTQ avaient encore moins de trois minutes de temps d’écran (56 %) », souligne l’association américaine. 

Si le cinéma semble plus réticent que la télévision et notamment les séries (qu’elles soient diffusées sur de grandes chaînes ou sur le câble), Sarah Kate Ellis espère une rapide progression : « Si les studios de cinéma veulent rester pertinents pour le public d’aujourd’hui et rivaliser dans une industrie qui met l’accent sur la diversité et l’inclusion, alors ils doivent de toute urgence inverser la courbe de la représentation des femmes et des personnes LGBTQ+, de couleur, ainsi que l’absence totale de personnages trans […]. »

En attendant, seuls les drames et les comédies font office d’exception. Rappelons aussi que le problème de la parité hommes-femmes n’est toujours pas réglé à Hollywood, et ce, depuis des années. Cette étude peut-elle vraiment faire évoluer les choses à Hollywood ? 

Que pensez-vous de cette étude ? 

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