― Kirk Wester / Shutterstock.ccom

Pour plaire au marché chinois, Hollywood aurait volontairement censuré ses films. C’est ce qu’affirme un rapport de PEN America (l’association de défense de la liberté d’expression). L’association s’est demandé comment l’industrie américaine arrivait à conquérir le gouvernement le plus strict au monde. Voici ce qu’affirment les conclusions du rapport.

Les conclusions du rapport font polémique

La PEN America a mené un rapport sur l’influence des censeurs chinois à Hollywood. Elle part du fait que « les histoires façonnent la façon dont les gens pensent, et les histoires racontées par Hollywood en atteignent des milliards. PEN America a cherché à comprendre comment l’un des régimes les plus censurés au monde étend son influence sur le lieu mondial du cinéma ici aux États-Unis, façonnant ce qui est peut-être le médium artistique et culturel le plus influent au monde. »

Et les conclusions du rapport dévoilées le 5 août sont insolites ! Il s’avère que l’industrie cinématographique américaine se censure elle-même pour conquérir les régimes comme la Chine. En s’auto-censurant, les États-Unis parviennent à toucher 1,4 milliard de spectateurs supplémentaires. Par ailleurs, Pékin n’autorise que 34 films internationaux à être projetés dans le pays, dévoile The Epoch Times. C’est donc la compétition entre tous les studios pour être diffusé en Chine.

Les sujets censurés

Parmi les sujets interdits, on trouve la communauté LGBT, les films qui affirment que la Chine est à l’origine des pandémies (World War Z) et les fantômes ! Il existe une restriction à Pékin sur « la terreur, les fantômes et le surnaturel » liée à la représentation dans la littérature et les légendes chinoises. Ces derniers dépeignent les fantômes comme des fonctionnaires corrompus.

Les pays ne sont pas en reste ! Le Tibet, Taïwan, Hong Kong ou le Xinjiang sont des sujets sensibles qu’il vaut mieux éviter de traiter. De ce fait, Hollywood n’hésite pas à retirer des séquences polémiques de ses films et même à gommer certains éléments. Par exemple, le drapeau de Taïwan présent sur la veste de Tom Cruise a été effacé dans Top Gun : Maverick. Au vu de toutes ces restrictions, l’association s’alarme : « L’apaisement du gouvernement chinois et de leurs censeurs est devenu une façon comme les autres de faire des affaires. »

L’auteur principal du rapport, James Tager, met le doigt sur un problème de taille : « Une telle censure porte atteinte à la liberté artistique et culturelle, fait taire les voix dissidentes et peut fausser les perceptions globales qui sont façonnées par des films puissants. »

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Gurney

Business is business! Mais bon, c’est essentiellement pour des films très chers qui sont des produits destinés à un public très large et donc qui ne vont pas être polémiques pour les marchés visés. Ce n’ont sont pas des films d’auteurs.