S’appuyant sur les données de la mission Kepler, une équipe de scientifiques américains a identifié une vingtaine d’exoplanètes potentiellement plus favorables à la vie que la Terre, et ce, sur une période de temps plus longue.

Des exoplanètes « super-habitables »

L’une des principales questions qui contrarient la science moderne est de savoir si la vie existe ailleurs dans l’Univers. Bien qu’aucune preuve directe d’une telle vie n’ait été découverte, les missions de recherche d’exoplanètes comme Kepler ont changé nombre de nos idées sur la formation des systèmes planétaires et ont fourni aux scientifiques les moyens d’envisager la vie au-delà de notre Système solaire sans s’appuyer uniquement sur la conjecture et la spéculation.

Sur les plus de 4 000 exoplanètes découvertes jusqu’à présent, un certain nombre ont été jugées habitables, bien que ce terme soit quelque peu ambigu. Celui-ci ne désigne pas une planète où l’Homme pourrait atterrir et commencer à s’établir, mais d’un monde rocheux se trouvant dans la bonne région orbitale autour de son étoile, où la température se révèle suffisamment modérée pour que de l’eau liquide puisse exister à sa surface sans geler ou bouillir. Si la Terre remplit évidemment ces conditions, c’est également le cas de Mars, qui est pourtant loin d’être aussi hospitalière que cette dernière.

Dans le cadre de travaux récemment présentés dans la revue Astrobiology, des chercheurs de la Washington State University ont analysé les données collectées dans le cadre de la mission Kepler et découvert 24 exoplanètes candidates potentiellement plus habitables que la Terre. C’est-à-dire possédant certaines caractéristiques susceptibles de les rendre plus aptes à maintenir la vie.

— AleksandrMorrisovich / Shutterstock.com

Différents facteurs conditionnant l’habitabilité

Selon les chercheurs, le type d’étoile présent serait l’un des principaux facteurs conditionnant cette habitabilité. L’hypothèse habituelle est que l’orbite autour d’un astre de type G, comme le Soleil, serait le meilleur endroit pour trouver une planète habitable, cependant, de telles étoiles ne disposent que d’une durée de vie de huit à dix milliards d’années, sachant qu’il en a fallu quatre pour qu’autre chose que la plus simple des formes de vie puisse évoluer sur Terre.
En comparaison, une étoile naine de type K, plus froide et moins massive que le Soleil, possèderait une durée de vie allant jusqu’à 70 milliards d’années, laissant ainsi davantage de temps à la vie pour émerger et se développer.

Deux autres facteurs clefs seraient la taille et la masse de la planète. Si la Terre est habitable, c’est en partie parce qu’elle est assez grande pour être géologiquement active, ce qui lui donne un champ magnétique protecteur, et qu’elle dispose d’une gravité suffisante pour retenir une atmosphère. Selon l’équipe, une planète 10 % plus grande que la Terre aurait logiquement davantage de chances d’offrir des étendues de terre habitables. Tandis qu’une planète 1,5 fois plus massive disposerait d’un intérieur conservant davantage de chaleur provenant de la désintégration radioactive, qui resterait par conséquent actif et maintiendrait une atmosphère plus longtemps.

En outre, si une planète était 5 °C plus chaude que la Terre et disposait de plus d’eau, elle pourrait accueillir une biodiversité équivalente à celle d’une forêt tropicale humide sur une grande partie de sa surface.

Vue d’artiste de la première exoplanète d’une taille similaire à la Terre découverte par le télescope spatial Kepler et ayant été confirmée — © NASA Ames / SETI Institute / JPL-Caltech

« Il est parfois difficile de transmettre ce principe de planètes super-habitables »

Bien qu’aucune des 24 planètes découvertes, qui devraient prochainement faire l’objet d’études plus poussées, ne possède l’ensemble de ces caractéristiques, les chercheurs précisent que l’une d’elles rassemble quatre de ces facteurs critiques.

« Il est parfois difficile de transmettre ce principe de planètes super-habitables parce que nous pensons avoir la meilleure planète », explique Dirk Schulze-Makuch, auteur principal de l’étude. « On y dénombre un grand nombre de formes de vie complexes et diverses, dont beaucoup peuvent survivre dans des environnements extrêmes. C’est très bien d’avoir une vie adaptable, mais cela ne signifie pas que certaines choses ne pourraient pas être meilleures. »

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Teo

« Bien qu’aucune des 24 planètes découvertes, qui devraient prochainement faire l’objet d’études plus poussées, ne possède l’ensemble de ces caractéristiques, les chercheurs précisent que l’une d’elles rassemble quatre de ces facteurs critiques. »
Je kiffe cette phrase, typique de ce site…. Il y en a une parmi aucune…. Normal.