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Une baleine peut-elle vraiment avaler un humain ?

Une autre question existentielle

Jonas et la baleine par Joseph Vernet (1753) — © Wikimedia Commons

Jonas dans la Bible, Geppetto dans Pinnochio… les exemples célèbres (et fictifs) de malheureux humains finissant malencontreusement dans l’estomac de cétacés ne manquent pas. Mais existe-t-il des cas avérés ?

Cétacés à dents ou à fanons

Vous pouvez d’ores et déjà écarter le plus grand animal de la planète. Pouvant atteindre 24 mètres de long pour un poids de 150 tonnes, la baleine bleue engloutit quotidiennement des quantités impressionnantes de nourriture, mais il s’agit de minuscules crustacés (krill). Aussi impressionnante soit sa cavité buccale, la taille minuscule de sa gorge ne lui permettrait pas d’avaler une « proie » plus grosse qu’un ballon de plage.

Il en va de même pour les autres espèces de cétacés à fanons (structures cornées garnissant leur mâchoire supérieure utilisées pour filtrer leur nourriture), qui comprennent les baleines franches et les baleines à bosse.

La situation serait toutefois différente pour les cétacés à dents. Autre géant des océans, le cachalot est connu pour se nourrir du plus grand invertébré du monde : le calmar colossal, dont le plus grand spécimen connu mesurait 18 mètres de long pour un poids de 250 kilos. Ces cétacés passant le plus clair de leur temps dans les profondeurs de l’océan, les chances de finir dans leur estomac se révèlent (très) minces.

À la fin du XIXe siècle, un baleinier nommé James Bartley avait fait la une des journaux après avoir été supposément avalé par un cachalot. Au total, l’homme aurait passé quelque 36 heures dans le ventre de l’animal, avant d’en être extrait, largement indemne, par ses compagnons. Une histoire bien peu plausible, essentiellement en raison de niveaux d’oxygène ridiculement faibles et de l’acidité d’un tel « environnement ».

Exemples récents

Ces dernières années, plusieurs cas d’humains ayant accidentellement fini dans la bouche de cétacés ont été rapportés.

En 2021, un pêcheur du Massachusetts nommé Michael Packard avait passé une trentaine de secondes dans la cavité buccale d’une baleine à bosse avant d’être recraché. Début 2025, un kayakiste avait connu le même sort, cette fois au large des côtes chiliennes (vidéo plus haut).

Plutôt qu’un hypothétique goût pour la chair humaine, ces interactions spectaculaires illustrent la façon dont les activités humaines affectent de nombreuses facettes de la vie de ces créatures marines.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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