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Avec les précédentes mesures de confinement, les mesures de distanciation sociale et le risque de propagation du coronavirus qui n’est pas encore totalement endigué, difficile d’aller dans une salle de sport, de reprendre le footing au parc ou de se plonger dans la piscine du coin. Mais si les accros du sport vont pointer du doigt la fainéantise plutôt que la prudence face à la maladie (mais il se peut aussi qu’il y ait un peu des deux), une nouvelle étude propose un nouveau système d’entraînement qui, bien que plus doux, pourrait faire le plus grand bien à notre corps.

Les étirements passifs

De prime abord, notons que dans le jargon sportif, « un étirement passif est réalisé par une mise en tension du muscle au repos » et qu’« il est utilisé pour la récupération (…) et pour regagner en souplesse », à la différence de l’étirement actif qui « comprend une contraction musculaire » dont « le but est de contracter le muscle pour que l’étirement soit plus efficace » et permette « de gagner plus d’amplitude qu’un étirement passif », explique Sport Passion.

Toutefois, dans cette étude parue dans le Journal of Physiology, les scientifiques ont différencié l’étirement actif de l’étirement passif par le fait que pour le premier, vous vous étirez seul, tandis que pour le second, une autre personne vous aide à vous étirer.

L’intérêt de l’étude

D’après l’étude, 12 semaines d’étirements passifs amélioreraient la circulation sanguine en facilitant la dilatation des artères d’une personne. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l’université de Milan ont réparti les 39 participants de l’étude, des hommes et des femmes en bonne santé, en deux groupes. Le premier groupe ne subissait pas d’étirements tandis que le second effectuait des étirements des jambes 5 fois par semaine pendant 12 semaines.

A la fin de l’expérience, les chercheurs ont évalué l’effet des étirements et ont constaté que le flux sanguin des participants du second groupe avait augmenté et que leurs artères du bas de la jambe ainsi que du haut du bras ont gagné en dilatation et perdu en rigidité.

Un bon entraînement pendant cette période de pandémie ?

Les chercheurs pensent effectivement que les résultats de leur recherche sont particulièrement utiles en cette période de pandémie. Emiliano Ce, un des auteurs de l’étude, a expliqué dans un communiqué de presse :

Cette nouvelle utilisation de l’étirement est particulièrement pertinente dans la période pandémique actuelle de confinement accru dans nos maisons où la possibilité d’effectuer un entraînement bénéfique pour améliorer et prévenir les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et autres est limitée.

Car oui, les scientifiques affirment que cette recherche peut être appliquée sur les maladies cardiaques et le diabète et suggèrent qu’une routine d’étirement pourrait aider à prévenir ces maladies. Allant plus loin, les chercheurs estiment que « si leur étude est reproduite chez des patients atteints d’une maladie vasculaire, cela pourrait indiquer si les étirements passifs pourraient servir de traitement alternatif sans médicament, particulièrement, pour les personnes à mobilité réduite », rapporte Interesting Engineering. En tout cas, cette hypothèse vaut la peine d’être creusée.

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Les asiats, Inde comprise nous ont appris ce fait.