Une équipe de chimistes de l’université d’Hawaï a effectué des recherches sur les cultures de cyanobactéries (algues bleues) afin de trouver les composants permettant de lutter contre le cancer. Les chercheurs ont déclaré qu’il y avait une erreur dans le code d’un logiciel utilisé dans les recherches en chimie depuis 2014, puis ils l’ont corrigé.

Un bug a été détecté dans un morceau de code Python

Lors de la vérification des composants des algues bleues afin de trouver des composés qui ont une vertu anti-cancer, les chercheurs ont utilisé un script, un programme codé en Python publié dans le cadre d’un article de 2014. Au moment où ils étudiaient la composition d’un échantillon, ils ont découvert que les composants varient de manière significative selon l’OS utilisé. Ce qui fausse radicalement les résultats.

Ce script est destiné à calculer les valeurs de décalage chimique pour la spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN). Il s’agit d’un procédé généralement utilisé par les chimistes afin de déterminer les composantes moléculaires d’un échantillon. Yuheng Luo, un jeune diplômé de l’université d’Hawaï, a ainsi découvert que ses résultats ne correspondaient pas à la RMN que le groupe de Williams (un professeur de chimie) a trouvée. Les autres élèves ont alors exécuté le code sur leurs ordinateurs, ils ont constaté que les résultats changent selon les systèmes d’exploitation des ordinateurs.

— Cosmic squirrel / Shutterstock.com

En effet, un morceau de code Python a pu donner des résultats incorrects dans plus de 158 études publiées. Ce bug a fait varier les résultats d’un calcul chimique, commun à des études différentes, selon le système d’exploitation utilisé (Windows ou Linux).

 Philip Williams, un des chercheurs qui ont participé à cette étude, a affirmé à Vice que « l’erreur était très subtile… Nous pensions tous qu’un logiciel informatique ne produirait que des réponses correctes. » Les chercheurs ont alors publié récemment leurs découvertes relatives au bug ainsi que les corrections (plus de 1 000 lignes de code) qu’ils ont apportées dans la revue Organic Letters.

Une vérification est recommandée

Les chercheurs ont affirmé que le script datant de 2014 est défaillant. Selon eux, cette simple erreur de code pourrait remettre en cause les études qui ne mentionnent pas le programme que les chercheurs ont utilisé. Ils recommandent alors que tous les auteurs revérifient leurs recherches en utilisant la version corrigée.

Après la déclaration des chercheurs hawaïens, un des auteurs de la publication de 2014 a exprimé sa gratitude et salue les corrections apportées par ces derniers. Il a déclaré qu’ « ils ont rendu un service immense à la communauté scientifique pour avoir cerné et résolu ce problème ».

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Invité
First

Comme quoi la concurrence a du bon. Emulation ,vérification,logique,observation et suivi.

Pepelou
Invité
Pepelou

Mieux vaut tard que jamais. Sur le moment cela peut décevoir de découvrir une grosse erreur. Mais il faut retenir la satisfaction d’avoir corrigé et appris de ses erreurs.