écureuil préhistorique
Image d’illustration — Nikita Tiunov / Shutterstock.com

Des paléontologues canadiens ont annoncé la découverte de la dépouille d’un écureuil terrestre de l’Arctique. Exceptionnellement bien préservée, celle-ci avait été piégée dans le permafrost pendant des dizaines de milliers d’années.

Écureuil préhistorique

Jouxtant l’Alaska, le territoire sauvage du Yukon abritait une faune (chevaux préhistoriques, mammouths laineux, lions de Béring, ours géants…) et une flore étonnament riches au cours de la dernière période glaciaire. Au fil des décennies, les dépouilles de nombreuses créatures anciennes y ont été découvertes, incluant celle d’un louveteau momifié vieux de 57 000 ans et d’un bébé mammouth.

La dernière en date, annoncée par le Centre d’interprétation de la Béringie du Yukon, concerne toutefois une créature beaucoup moins imposante : un écureuil préhistorique recroquevillé sur lui-même.

Comparé à un « congélateur préhistorique », le permafrost canadien a largement contribué à la préservation des tissus et de la fourrure de l’animal, qui arpentait les étendues du Grand Nord canadien il y a 30 000 ans environ. Avec l’aide de l’Alpine Veterinary Medical Centre, les chercheurs ont réalisé une radiographie du mammifère, ayant révélé un squelette remarquablement intact, bien que légèrement déformé.

« La première fois que nous avons vu cette boule de poils nous ignorions de quelle espèce il pouvait s’agir. Son examen approfondi a révélé la présence de pattes, griffes, queue et oreilles caractéristiques », explique le paléontologue Grant Zazula. « Avoir la chance d’observer de près un animal aussi ancien et bien préservé est une expérience vraiment viscérale. »

Un animal mort durant son sommeil

Si la position de l’animal suggère qu’il soit mort durant son sommeil, l’équipe estime que le scénario le plus probable est que l’entrée du terrier où il prévoyait d’hiberner ait été recouverte d’une épaisse couche de neige alors que ce dernier se trouvait à l’intérieur.

Au cours des dernières semaines, des chercheurs russes ont examiné les dépouilles d’un ours préhistorique et d’un bison vieux de 8 000 ans, découvertes dans le permafrost sibérien. Les analyses réalisées ont respectivement permis d’éclairer les circonstances de la mort du premier, tandis que l’état de conservation exceptionnel du second suggère que son ADN pourrait potentiellement être utilisé pour le cloner.

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louis
louis
1 année

c’est celui qui joue dans ice glace !