Farine à base de résidus d’os et de viande bovine

LA VACHE FOLLE

C’est sans nul doute l’affaire la plus médiatisée de la dernière partie du vingtième siècle. En 1986, dans un élevage du Surrey en Angleterre, une vache titube, a du mal à se déplacer et s’effondre d’épuisement. Quand les spécialistes détectent la cause, il est déjà (presque) trop tard. Réduite en farine, la nourriture destinée aux bovins provenait en réalité de carcasses animales infectées par l’encéphalopathie spongiforme. Celle que l’on surnomme ESD tuera plus de 200 000 vaches. Dix ans après, les scientifiques déplorent sa transmission à 224 cas humains sous la forme de la maladie de Creutzfeldt-Jacob. Un embargo sur les productions de viande et sur la fameuse farine britannique suivra.

 

La majorité de ces scandales a provoqué des crises sanitaires. Aux pertes humaines s’associe une crise de confiance entre le client et l’enseigne. Mais le développement du secteur bio autorise une sélection plus rigoureuse de qualité et non plus basé sur le profit. De plus en plus de producteurs proposent la vente directe au consommateur, sans passer par des intermédiaires. Le respect de certaines normes sécuritaires devrait permettre que l’alimentation à petit prix devienne un plaisir permanent.

 

 

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