— Ivan Marc / Shutterstock.com

La firme californienne a annoncé aujourd’hui la restructuration de ses activités dans le domaine des médias et du divertissement afin de se concentrer sur le streaming, secteur actuellement florissant.

Un modèle similaire à celui de Netflix

Disney+ ayant connu un succès monumental depuis son lancement fin 2019 (avec plus de 100 millions d’abonnés enregistrés en août dernier), la décision de placer le streaming au premier plan se révèle finalement peu surprenante, à l’heure ou d’autres parties de la Walt Disney Company se retrouvent frappées de plein fouet par les effets de la pandémie de coronavirus.

En effet, si les mesures et les restrictions liées à la crise sanitaire mondiale ont mis en difficulté de nombreuses sociétés de production, celles-ci impactent également largement le réseau de parcs d’attractions de Disney, qui a récemment annoncé le licenciement de 28 000 employés rien qu’aux États-Unis en raison d’une fréquentation limitée liée aux mesures de distanciation sociale et aux incertitudes concernant la durée de la pandémie.

Désormais, les trois principaux groupes de création de contenu de la société, qui couvrent les studios, le divertissement général et les sports, « seront responsables de la production et de la diffusion de contenu pour le cinéma, la télévision et le streaming, avec un accent mis sur les services de streaming ». En d’autres termes, il semble que Disney ambitionne d’adopter un modèle similaire à celui de Netflix, impliquant la production de nouveaux contenus à un rythme effréné.

« Nous mettons le consommateur au premier plan », a expliqué Bob Chapek, PDG de la Walt Disney Company. « Les consommateurs vont nous guider. En ce moment, ils votent avec leur portefeuille, et ils votent très fortement en faveur de Disney+. »

© Disney – Mulan / Allociné

Limiter les pertes induites par la crise sanitaire

Avec une fréquentation en nette baisse des cinémas ayant entraîné la fermeture de nombreux établissements à travers le monde, de nombreux studios ont été contraints de diffuser leurs films devant des foules modestes, de déplacer la date de sortie de leurs longs-métrages à gros budget, ou de proposer leurs créations en exclusivité sur des plateformes de vidéos à la demande.

Pour une société telle que Disney, disposant d’une plateforme de streaming connaissant un succès énorme, proposer le visionnage de ses nouveaux films contre une trentaine d’euros des mois avant que ceux-ci n’intègrent le catalogue Disney+, constitue une opportunité de limiter les pertes.

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