DC Comics figure aujourd’hui comme un élément essentiel de la pop culture, mais connaissez-vous vraiment l’histoire de la maison d’édition américaine ? Nous vous plongeons dans son passé fascinant.

Les débuts 

C’est l’écrivain Malcolm Wheeler-Nicholson a fondé National Allied Publications en 1934. L’année suivante, la société a publié « New Fun », le premier livre de comics, et à proposer un matériel entièrement nouveau plutôt que des réimpressions de bandes de journaux. Ayant besoin d’argent, Wheeler-Nicholson s’associa par la suite avec les distributeurs de magazines Harry Donenfeld et Jack Liebowitz, et ensemble, ils ont fondé Detective Comics, Inc., en 1937.

WONDER WOMAN S’APPELAIT À L’ORIGINE SUPREMA.

Wheeler-Nicholson a cependant été incapable de rembourser ses dettes envers Donenfeld et Liebowitz. Une série de fusions dans les années 1940 a alors conduit à la création d’une nouvelle société appelée National Periodical Publications (NPP). En 1969, la Kinney National Company a acheté la compagnie, et elle-même a été achetée par Warner Brothers Seven Arts. Pendant une grande partie de son histoire, la société était connue sous le nom de DC Comics, mais elle n’a officiellement adopté ce nom qu’en 1977.

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C’est cependant en 1938 que Detective Comics Inc. a publié le tout nouveau titre qui allait lancer sa gloire : Action Comics. Cette bande dessinée, dans son premier numéro, mettait en vedette Superman. À ce moment-là, Action Comics fut le premier magazine de bandes dessinées à présenter un personnage dont l’archétype serait bientôt connu comme le modèle de base de ce qu’est un « super-héros », et le comics s’est rapidement révélé être un best-seller. Après le succès d’Action Comics et de Superman, l’éditeur présenterait bientôt des personnages tels que Batman et Wonder Woman.

Les succès de DC Comics à travers le temps

Action Comics a donc lancé les œuvres sur les super-héros en 1938. Le succès a été extraordinaire, et des personnages comme Superman, Batman, et Wonder Woman ont vu le jour. À la fin des années 40, les super-héros ont cependant commencé à décliner et la société a tenté de se concentrer sur d’autres genres tels que la science-fiction, les westerns, l’humour et même les bandes dessinées romantiques. DC s’est tenu à l’écart des tendances les plus importantes du marché de la bande dessinée de l’époque. Lorsque ces histoires sont devenues impopulaires dans les années 50, DC n’avait alors pas les mêmes problèmes que les autres éditeurs qui avaient exploité ces lignes éditoriales.

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Pendant toute cette période, DC a continué de publier certains titres de super-héros, et leur succès est revenu peu à peu sur le devant de la scène. C’est par la suite sous la direction éditoriale de Julius Schwartz à la fin des années 50 que la société entame un renouveau de l’industrie des comics, connue sous le nom de l’âge d’argent de la bande dessinée, avec la création et le retour de nouveaux personnages tels que Flash dans une version moderne et adaptée aux temps modernes. Bientôt, des titres tels que Green Lantern, Hawkman, Atom, et d’autres personnages mineurs, ajouteront un peu de science-fiction à la ligne éditoriale de DC.

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Au début des années 60, Marvel Comics, un éditeur minoritaire auparavant, commençait cependant à occuper une part importante du marché de la bande dessinée avec une équipe créative composée de Stan Lee, Jack Kirby et Steve Ditko. DC a réagi lentement au succès de Marvel, basé sur des personnages plus complexes, avec une plus grande continuité dans leurs histoires. DC a alors commencé à acquérir une réputation de style désuet et simpliste. Comme un relifting s’imposait, DC a donc fait appel à de nouveaux auteurs, comme Neal Adams, qui ont apporté une approche plus moderne de la bande dessinée des super-héros.

© DC Comics

En 1976, le holding, Warner Communications, rachète finalement DC Comics. Pour concurrencer le succès de Marvel, DC a lancé une campagne de production de nombreux nouveaux titres, y compris de nouveaux superhéros et des bandes dessinées en marge des thèmes classiques. En outre, le concept de séries limitées a été introduit pour publier des miniséries sans le coût de développement de grands projets. Dans ses débuts, ce projet n’a pas eu beaucoup de succès à cause de tous les problèmes rencontrés par l’entreprise.

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Ce ne sera qu’au début des années 1980 que DC retrouvera son souffle, notamment grâce à la nouvelle directrice des publications Jenette Kahn, le vice-président Paul Levitz, et l’éditeur Dick Giordano. Ils ont en fait décidé d’améliorer les conditions des artistes employés par la société offrant des récompenses sous forme de royalties afin de favoriser l’arrivée de nouveaux talents. À cette époque également, la nouvelle collection « Teen Titans » par Marv Wolfman et George Perez a été un succès immédiat, et profitant d’une grande stabilité grâce à son équipe créative qui jouissait d’une grande popularité parmi les fans depuis de nombreuses années.

À partir de 2000, les ventes de bandes dessinées qui avaient stagné au cours de la décennie précédente ont commencé à être légèrement revitalisées. DC a alors diversifié ses publications en essayant d’atteindre de nouveaux marchés. En mars 2003, DC Comics a acquis les droits d’édition et de commercialisation de la populaire série fantastique Elfquest. En 2004, DC a commencé à vendre des mangas sous le label CMX et a acquis les droits de publication en Amérique du Nord des romans graphiques de différentes sociétés européennes, notamment des séries telles qu’AD et Humanoids. La maison d’édition a également relancé certaines de ses comics les plus populaires dans des lignes spécifiques destinées au jeune public.

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DC a commencé à produire des éditions numériques de ses comics en 2010. Malgré toute l’attention portée au cœur de l’activité BD de DC au 21e siècle, seule une petite partie des revenus générés par les personnages de DC provenait de la vente de bandes dessinées traditionnelles. En effet, depuis la montée en puissance des super-héros à l’écran, les BD semblent se vendre de moins en moins bien. Hollywood assume en effet un rôle de plus en plus important pour les éditeurs de bandes dessinées, et c’est avec ses films, ses séries et ses dessins animés que DC fait désormais sa gloire.

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