― Fabien Monteil / Shutterstock.com

Des spécialistes des cétacés ont récemment indiqué que les baleines, dauphins et marsouins étaient en danger réel et imminent d’extinction. En ce qui concerne les dauphins, cette année pourrait être une nouvelle année noire pour le mammifère marin. De nombreux échouages liés à la pêche pourraient notamment avoir lieu en raison du manque de mesures contre leur extinction.

De nombreuses morts de cétacés chaque année

Le nombre des échouages des cétacés en France a beaucoup augmenté au cours de ces trois dernières années. Cette année, un millier de petits cétacés se sont échoués dans le golfe de Gascogne, dont 80 % de dauphins communs ou Delphinus delphis, entre le 1er janvier et le 17 mars. En dehors des pics hivernaux de mortalité, les échouages en Bretagne ont particulièrement été nombreux entre juillet et septembre.

D’après les statistiques, 70 % des animaux autopsiés sont dotés de traces de capture par de gros matériels de pêche rapporte le Huffington Post. Cependant, la grande majorité des cadavres couleraient en mer. Hélène Peltier, de l’observatoire scientifique Pelagis, indique qu’entre 8 000 et 10 000 morts auraient lieu chaque hiver depuis deux ans. L’observatoire aurait notamment constaté une aggravation de ce phénomène vieux de trente ans depuis l’année 2016.

― Sharomka / Shutterstock.com

Davantage de mesures en 2021

Pour freiner l’extinction des dauphins, le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) préconise une combinaison de fermeture temporelle pour les métiers concernés ainsi que la mise en place de dispositifs acoustiques pour éloigner les cétacés. En outre, l’organe scientifique propose également des alternatives plus radicales, comme une réduction de l’effort de pêche de 40 % pour sauver la population marine. Cependant, celles-ci sont contestées par les pêcheurs français.

« Vous ne pouvez pas flinguer toute une filière parce que vous avez décidé d’arrêter toute forme de pêche pendant quatre mois. On ne sait pas à quel stade de l’action de pêche on a ces captures accidentelles », a déclaré Hubert Carré, directeur général du Comité national des pêches maritimes (CNPMEM), soulignant qu’il est préférable de trouver un moyen d’adapter la technique de pêche.

De son côté, la ministre de la Mer Annick Girardin a écarté l’idée des fermetures de pêche. Au lieu de cela, elle promet que la déclaration des captures accessoires par les pêcheurs sera mieux contrôlée l’année prochaine. En outre, le gouvernement projette également de rendre obligatoire l’utilisation des dispositifs acoustiques, de renforcer la présence des observateurs et de tester des caméras à bord des chalutiers concernés au cours de l’année 2021.

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