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Afin de ralentir le plus efficacement possible la propagation de l’épidémie de coronavirus, de nombreux gouvernements ont mis en place des mesures de confinement et de restrictions. Depuis le mardi 17 mars, les Françaises et les Français sont pour la plupart obligés d’être en télétravail. Les élèves et étudiants doivent également se rendre sur des plateformes en ligne afin de pouvoir continuer à réviser et poursuivre leurs programmes scolaires. Face à cette situation, le Groupement d’intérêt public Action contre la cybermalveillance (GIP ACYMA) a rappelé que la cybercriminalité va augmenter fortement durant cette période.

« Dans les cas les plus catastrophiques, on peut faire face à des rançongiciels (ransomwares) qui se propagent à tous les équipements de l’entreprise par le biais de la machine personnelle du collaborateur« , a expliqué Jérôme Notin, directeur général du GIP ACYMA. Face à cela, il a expliqué que les entreprises doivent donc permettre à leurs salariés de travailler avec des appareils professionnels préprogrammés et non personnels. « La première chose à faire est de mettre à jour sa machine. Pour les connexions à Internet, il s’agit simplement de mettre en place un VPN permettant de chiffrer les flux entre votre machine et le réseau de l’entreprise« , a-t-il ajouté.

« N’espérez pas que les cybercriminels fassent preuve d’éthique. Ils contextualisent leurs attaques, comme c’est le cas avec chaque événement d’actualité. Nous sommes en veille depuis plusieurs jours déjà. Nous avons constaté une explosion des tentations d’hameçonnage, et les mots-clefs coronavirus et Covid-19 sont très fréquemment utilisés depuis le début de semaine« , explique-t-il également. De faux sites de vente de masques ou de faux téléchargements d’attestations ont également été repérés. Il ajoute que les plateformes de réception de messages et d’appels téléphoniques sont davantage exposées à la cybercriminalité. Il est donc primordial d’effectuer des téléchargements sur des sites fiables et officiels.

Autre méfiance à avoir : les appels aux dons ainsi que les cagnottes en ligne ne sont pas tous fiables. Le GIP ACYMA appelle donc à la prudence. « Lors de l’épisode Notre-Dame de Paris, des dizaines et des dizaines de fausses cagnottes avaient été créées, et il a fallu une longue mobilisation de nos services pour faire tomber ces sites« , explique Jérôme Notin. Là encore, il faut réaliser des dons ou participer à des campagnes uniquement organisées par des sites officiels. Les plateformes comme Leetchi sont également capables d’identifier les arnaques et de lutter contre la cybercriminalité.

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