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La firme pharmaceutique américaine prévoit une nouvelle version de son vaccin contre le coronavirus pour 2021. À la différence du vaccin actuel, ce composé en poudre ne nécessiterait pas d’être conservé à très basse température.

Une logistique simplifiée

Pfizer a récemment indiqué travailler sur un vaccin Covid-19 de nouvelle génération qui permettrait de contourner le principal obstacle de son candidat vaccin actuel, devant être conservé à -70 °C. Conditionné sous forme de poudre, ce nouveau composé pourrait être acheminé et stocké beaucoup plus simplement, ce qui contribuerait évidemment à réduire son coût et faciliterait son utilisation dans les régions les plus pauvres du monde.

Le candidat vaccin de la firme américaine a démontré un haut niveau d’efficacité lors de la dernière étape des essais cliniques, avec deux doses du vaccin se révélant efficaces à plus de 90 % pour protéger les gens contre le Covid-19. Mais le fait que celui-ci doive être conservé à très basse température constitue un véritable casse-tête logistique.

Afin de relever ce défi, l’entreprise entend expédier le vaccin par voie aérienne et terrestre en utilisant de la glace sèche ainsi que des dispositifs réutilisables de surveillance de la température par GPS. Toutefois, il s’avère que de nombreux établissements hospitaliers, y compris aux États-Unis et en Europe, ne disposent pas des infrastructures de stockage nécessaires pour le conserver à une température suffisamment basse.

Selon la société BioNTech, un retour à la normale serait possible d’ici un an — MikeDotta / Shutterstock.com

« Nous pensons qu’un tel vaccin pourrait être mis sur le marché dès 2021 »

Bien que la candidat vaccin actuel de Pfizer n’ait pas encore été approuvé, une version de seconde génération conditionnée sous forme de poudre se révélerait moins onéreuse et ne nécessiterait pas d’être conservée à des températures négatives. « Nous pensons qu’un tel vaccin pourrait être mis sur le marché dès 2021 », a indiqué Mikael Dolsten, directeur scientifique de Pfizer. « Il pourra théoriquement être conservé au réfrigérateur, ce qui simplifiera les choses. »

Le composé actuellement développé par Pfizer en partenariat avec la société biotechnologique allemande BioNTech s’appuie sur une nouvelle plateforme technologique connue sous le nom d’ARN messager. Face au risque de futures pandémies, il est probable que les deux sociétés soient amenées à en développer d’autres. « Je ne pense pas que ce soit la fin des coronavirus », a estimé Dolsten. « Il y en aura probablement d’autres, comme nous l’avons vu en 2003 avec le SRAS, suivi par le MERS et maintenant le COVID-19. »

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