La science peut réaliser des choses extraordinaires. Cela a été le cas avec le cheval de Przewalski. Cette espèce est en voie de disparition, et les scientifiques font leur possible pour la conserver. À cet effet, ces derniers ont eu recours à la génétique, plus précisément au clonage. Grâce à cette science, un poulain de cheval de Przewalski en parfaite santé est né.

Un poulain cloné né en parfaite santé

Le premier cheval de Przewalski né grâce au clonage est venu au monde au Texas, a officiellement annoncé le San Diego Zoo Global dans un communiqué de presse. Le cheval a été cloné à partir de l’ADN de Kuporovic, un cheval de Przewalski mâle cryoconservé par le zoo en 1980. Pour réaliser cet exploit, le zoo s’est notamment associé au groupe de conservation de la faune, Revive & Restore, et à la société de clonage d’animaux, ViaGen Equine. Selon le Smithsonian’s National Zoo, les chevaux de Przewalski – également appelés takhi – sont des animaux « en danger critique d’extinction ».

En fait, l’espèce s’est éteinte à l’état sauvage avant qu’un programme d’élevage intensif en captivité n’ait fourni les moyens pour les réintroduire dans la nature dans les années 1990. Quoi qu’il en soit, ils restent menacés. La naissance du poulain – nommé Kurt – est ainsi un grand pas dans les efforts de conservation de l’espèce. En effet, l’introduction d’une diversité génétique dans les troupeaux actuellement élevés en captivité ou semi-captivité aidera à résoudre les problèmes de consanguinité. « Nous espérons qu’il ramènera une variation génétique importante pour l’avenir de la population de chevaux de Przewalski », a déclaré Bob Wiese, directeur des sciences de la vie au San Diego Zoo Global.

Concernant les détails de la naissance de Kurt, ce dernier est né d’une mère porteuse. Jusqu’à présent, il est en bonne santé. « Ce nouveau poulain de Przewalski est né en pleine santé et normal sur le plan de la reproduction. Il donne des coups de tête et des coups de pied, quand son espace est mis au défi, et il demande du lait à sa mère porteuse », a déclaré Shawn Walker, directeur scientifique de ViaGen Equine. Actuellement, le poulain réside au zoo de San Diego après avoir vu le jour dans une installation vétérinaire de la région. À mesure qu’il vieillira, le cheval sera ensuite transféré au San Diego Zoo Safari Park pour être intégré dans un troupeau.

— Chursina Viktoriia / Shutterstock.com

Une naissance qui donne de l’espoir pour la conservation d’autres espèces

La naissance de Kurt est importante pour plusieurs raisons. En premier lieu, c’est une espèce rare qui se distingue du fait d’avoir été considérée comme la dernière espèce de « chevaux réellement sauvages » de notre planète. Cette information a cependant été reconsidérée quand une étude a révélé qu’ils descendaient d’une espèce qui a été autrefois domestiquée avant de retourner à l’état sauvage. Quoi qu’il en soit, les chevaux de Przewalski constituent toujours la plus ancienne population de chevaux vivant à l’état sauvage. Il est à savoir que les takhi vivaient autrefois dans l’ouest de la Mongolie et le nord de la Chine avant que leur population ne diminue. Dans les années 1960, ils étaient officiellement éteints à l’état sauvage.

La naissance de ce poulain est également importante dans la mesure où il a montré l’efficacité de l’usage du clonage dans la conservation d’une espèce. « Cette naissance élargit les possibilités de sauvetage génétique d’espèces sauvages menacées d’extinction », a déclaré Ryan Phelan, directeur exécutif de Revive & Restore. « Les technologies de reproduction avancées, y compris le clonage, peuvent sauver des espèces en nous permettant de restaurer une diversité génétique qui autrement aurait été perdue dans le temps », a-t-il ajouté. À noter que le cheval de Przewalski n’est pas la seule espèce que Revive & Restore tente de faire revivre via la biotechnologie. L’organisme tente actuellement de faire revivre au moins cinq autres espèces en voie de disparition ou éteintes.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de